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Chabal-Picamoles : le match dans le match

Sébastien Chabal

Sébastien Chabal - -

Le sommet de la 22e journée de Top 14 oppose au Stade de France ce samedi (16h25), le Racing au Stade Toulousain. Symbole de ce choc, l’opposition entre Chabal et Picamoles, concurrents directs en équipe de France, vaudra le détour.

Pour la première fois de sa longue histoire, le Racing-Métro va jouer au Stade de France. Au cœur de ce choc de la 22e journée de Top 14 face au Stade Toulousain, le duel à distance que vont se livrer Sébastien Chabal et Louis Picamoles, deux concurrents directs au poste de n°8 des Bleus pour la Coupe du monde, ne passera pas inaperçu.

Parce que les deux joueurs suscitent évidemment le débat. Pour l’instant, le Toulousain a eu du mal à gagner la confiance de Marc Liévremont. « Picamoles a un potentiel rare », affirmait pourtant en 2009 le sélectionneur. « Je n’ai aucun souci avec Marc », élude le « potentiel rare ». Picamoles ne réapparaîtra que deux fois en 2010, lors de la tournée de juin. Puis plus rien. Enfin si : un débat latent sur la non-sélection systématique de ce joueur, 3e ligne centre du Stade Toulousain. Mais surtout au gabarit impressionnant et aux percussions dévastatrices.

Ça ne vous rappelle pas quelqu’un ? Sébastien Chabal évidemment, l’icône médiatique amenée à croiser la route de son concurrent lors du choc de samedi entre les deux clubs. Une vedette chahutée après un Tournoi des Six Nations décevant. « Il prend les coups, bien sûr qu’il en souffre, concède Jacky Lorenzetti, le président du Racing-Métro. Mais il est revenu au club la rage au ventre, il va se redresser. »

Lorenzetti : « Chabal va se redresser »

Evincé du groupe France après le fiasco italien, en ballottage pour la Coupe du monde, Cartouche sait qu’il va devoir être armé jusqu’à la fin de saison. « J’espère qu’on lui donnera les moyens de revenir à son meilleur niveau », glisse Pierre Berbizier, son coach.

Il faudra bien ça samedi pour faire face à un Louis Picamoles en pleine bourre et dont le nom revient de plus en plus souvent, alors que le 11 mai – date de la liste des 30 pour le mondial néo-zélandais - approche. Un choc programmé que Louis Picamoles souhaite désamorcer : « Ce n’est pas parce que ce week-end c’est un n°8 international en face que je vais me bouger un peu plus le cul. Il n’y aura pas de calcul particulier et je pense que Sébastien n’en fera pas non plus. »

Mais le jeu des deux hommes, voire leurs chocs, seront forcément observés, disséqués. Au point de servir de juge de paix ? « C’est sur l’enchaînement des matchs qu’on marque des points et pas sur un rendez-vous comme ça, de temps en temps », assure Louis Picamoles. Il n’empêche, un parfum de 11 mai emplira l’enceinte dionysienne à l’heure de ce match entre le leader et son dauphin.

Le titre de l'encadré ici

Le Racing apprivoise le Stade de France|||

Un trophée dont la mise en place sur le terrain nécessite un minutage précis, 102 bénévoles qui travaillent précisément à leurs tâches : les équipes du consortium du Stade de France s’affairaient encore à vingt-quatre heures du coup d’envoi de Racing Metro 92 – Stade Toulousain. Un ordre du jour et un déroulé des opérations quasi militaire, à la seconde près, voilà pêle-mêle l’inventaire d’une journée de répétition. Avec, en ligne de mire, l’accueil de plus de 70 000 spectateurs ce samedi après-midi. Une grande première pour les escouades affairées de Jacky Lorenzetti, président aussi absent et délégataire dans le Stade de France que son homologue du Stade Français Max Guazzini peut se montrer démiurge et protée lors des délocalisations dionysiennes… Dans les coursives sécurisées, les artificiers fourbissent leurs pétards pour le feu d’artifice d’après-match. Sur le terrain, les speakers du Racing et du Stade Toulousain (invité pour l’occasion) répètent bruyamment leurs slogans et compositions d’équipes… La pelouse reste interdite, bichonnée et les techniciens de la télévision tirent et retirent des kilomètres de câbles. La ruche bourdonne dans un joyeux désordre apparent. Mais qu’on ne s’y trompe pas, tout est minuté, répété, vérifié… et, concernant la sonorisation, amplifié !

Baptiste Lamps avec W.T. et L.D.