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Champion des champions du Top 14: Racing 92 2016

Racing 92 lors du titre de 2016 à Barcelone

Racing 92 lors du titre de 2016 à Barcelone - ICON SPORT

RMC Sport Vous propose de participer à l'élection du champion des champions du Top 14. Pour se rafraîchir la mémoire, retour sur le Racing 92 2016.

Le Racing 92 se qualifie 4e du Top 14 en totalisant 81 points (18 victoires, 7 défaites et 1 nul)

Barrage : victoire face au Stade Toulousain 21-16 au stade Yves-d-Manoir de Colombes

Demi-finale : victoire 34-33 face à l’ASM Clermont au Roizon Parc de Rennes

Finale : victoire face au RCT 29-21 au Camp Nou de Barcelone

Racing 92: 1 essai Rokocoko; 8 pénalités Carter (5), Goosen (3)

Carton rouge: Machenaud

RC Toulon: 2 essais Gorgodze, Mermoz; 1 transformation Halfpenny; 3 pénalités Halfpenny

Cartton jaune: Chiocci

L’équipe : Dulin - Rokocoko, Goosen, Chavancy, Imhoff - (o) Carter, (m) Machenaud - Nyanga, Masoe, Lauret - Carizza, Le Roux - Tameifuna, Szarzewski (cap), Ben Arous

Remplaçants: Chat, Vartanov, Kruger, Claassen, Chauveau, Andreu, Vulivuli, Ducalcon

Ent: Labit, Travers

La saison: Clermont figure parmi les favoris avec 6 points d’avance au final sur son dauphin, le RC Toulon qui atteint le total record de 18 points de bonus. Seuls le Racing (4e) et Montpellier ‘3e) totalisent le même nombre de 18 succès de l’ASM. Castres (5e) et Toulouse (6e) complète le tableau des phases finales. L’UBB à nouveau maudit reste scotché à la 7e place. Oyonnax a semble-t-il payé de jouer deux compétitions majeures, le championnat et la Champions Cup, le club descend en Pro D2, Agen l’accompagne. En barrages, le récital Carter (6 pénalités) et un but longue distance de Goosen viennent à bout de Toulousains qui échouent de peu à Colombes, 21-16. Montpellier mate Castres le lendemain 28-9 avec notamment un essai du meilleur marqueur du Top 14 Timoci Nagusa. Des deux demi-finales disputées au Roazhon Parc, la première est irrespirable avec des flamboyances de part et d’autre. Goosen donne un avantage de 7 points avec un but de 55 mètres mais Fofana arrache la prolongation. Clermont maîtrise et mène 33-27 quand Kruger intercepte et transmet à Imhoff qui sprinte 50 mètres pour aplatir. Carter passe la transformation victorieuse. Le ciel est tombé sur la tête des Auvergnats. La deuxième demi-finale jouée en terre bretonne voit le RC Toulon prendre la mesure de Montpellier malgré un doublé de l’Australien Mogg. Tuisova, Nonu et Halfpenny (qui disputé son premier match de la saison depuis son retour de la coupe du monde) ont été décisifs.

La finale: Lorsqu’à l’automne 2014 la Lgue a officialisé le Cam Nou pour abriter la 117e finale du championnat, nombreux étaient les sourires ironiques. Un an et demi plus tard et 99 124 spectateurs plus tard, le succès est manifeste. Le RCT et le Racing 92 vont se mettre au diapason pour poposer un spectacle et un scénario somptueux. Tout commence avec les Racingmen en blazer bleu marine pour honorer le « show bizz » et le dernier titre francilien en 1990. Le RCT entre mieux dans le match, Halfpenny marque les trois premiers points dès la 2e minute auquel Dan Carter répond quatre minutes plus tard. 34° au moment du coup d’envoi, la température monte d’un cran avec le carton rouge pour Maxime Machenaud pour plaquage cathédrale sur Matt Giteau (18e). La Racing jouera le reste de la rencontre à 14 contre 15, Juan Imhoff devenant ailier/demi de mêlée. Une pénalité de part et d’autre plus tard, le RCT croit enfoncer le clou grâce à un une-deux parfaitement fabriqué par Fernandez-Llobbe pour Gorgodze et Tuisova qui redonne au Géorgien pour l’essai. Poteau sortant pour la transformation de Halfpenny. Le sang-froid et la précision de Carter gardent le Racing à portée, 14-12 à la pause. Au retour sur la pelouse dans la chaude nuit catalane, le RCT semble amorphe au contraire de Racingmen transcendés. Goosen de 55 mètres puis Carter permet aux cial et blanc de passer devant, 21-14 à la 58e. Une minute plus tard, Joe Rokocoko est touché par la grâce et fabrique son essai magistralement, crochet, accélération, coup de pied à suivre récupéré et essai électrisant, 26-14. A dix minutes de la fin, Maxime Mermoz s’extirpe d’un regroupement pour aller entre les poteaux relançant le RCT, 26-21 pour le Racing. Toulon pousse et obtient la mêlée peut-être de la gagne. Mais le retour de Tameifuna, placé pilier gauche est décisif, le Racing bénéficie d’une pénalité. Chat accélère, la défense toulonnaise se met à la faute, c’est Carter qui envoie définitivement le Racing au paradis, 29-21.

Coupe d’Europe : battu en finale de la Champions Cup 21-9 par les Saracens au Parc OL de Lyon.

Laurent Depret