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Domingo : « Je ne lâche pas pour le Mondial »

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Thomas Domingo s'est rompu le ligament croisé antérieur du genou droit face à Biarritz samedi. Sa saison est terminée et ses chances de participer au Mondial très minimes. Mais le pilier veut encore y croire.

Thomas Domingo, comment allez-vous ?

Le moral va bien, on fait avec. C'est une blessure qui peut arriver à n'importe quel moment dans une carrière de rugbyman. Pour le Mondial, je ne lâche pas. Je garde ça en vue. Je vais d'abord attendre de voir quand l'opération aura lieu et voir après le temps de cicatrisation, mais le Mondial reste un objectif. Ça me tient à cœur. Je n'ai pas envie de lâcher et je vais faire en sorte de tout mettre de mon côté pour y être et si je n'y suis pas, je n'aurais pas de regrets. J'ai fait des calculs dans ma tête pour savoir quand était le début de la préparation et le début de la Coupe du monde. J'ai essayé d'être le plus optimiste possible et si je vois que la cicatrisation se passe mal, je sais que je n'aurai aucune chance.

Que pensez-vous de l’annonce de Marc Lièvremont qui envisage de vous prendre comme 31e homme ?

Ça remonte le moral, ça montre qu'ils ont confiance en moi et qu'ils comptent sur moi. Tout cela me motive encore plus pour me battre pendant les soins et la récupération de mon genou.

Est-ce une blessure due à la fatigue ?

J'étais fatigué comme tout joueur du championnat de France. Je ne peux pas dire que j'étais plus fatigué qu'un autre. On ne peut pas vraiment savoir d'où vient cette blessure. C'est peut-être aussi un manque d'attention de ma part sur cet appui à ce moment du match. De nombreux facteurs peuvent rentrer en jeu et je ne peux pas dire que ça vient uniquement de la fatigue.

« Pas du genre à tomber en dépression »

Pensez-vous que le calendrier est trop chargé ?

C'est vrai que le calendrier est chargé et qu'on a beaucoup d'attentes sur nous de la part du club et de l'équipe nationale. Il faut peut-être trouver un compromis, mais ce n'est pas évident de demander au club ou à l'équipe de France de faire des concessions.

Avez-vous été soutenu ?

J'ai reçu beaucoup de messages de supporters sur Twitter et Facebook qui m'ont fait du bien. Nicolas Mas et Sylvain Marconnet m'ont appelé samedi soir, William Servat m'a appelé dimanche. Je ne suis pas du genre à tomber en dépression, j'ai beaucoup de monde autour de moi. Ma famille, mes amis… Je prendrai le temps de m'occuper d'eux.

Recueilli par Julien Tellier à Clermont