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Durand : « Un choix de vie »

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Nicolas Durand a décidé de changer d’air cet été. Un changement plutôt radical pour le demi de mêlée puisqu’il quitte Perpignan, une ville toujours prompte à s’enflammer pour le rugby, pour rejoindre le Racing-Métro 92, un club ambitieux malgré une ambiance beaucoup plus calme.

Nicolas, pourquoi avoir choisi de quitter Perpignan pour le Racing ?
D’abord, le projet du club, du président et du manager général Pierre Berbizier, m’a beaucoup motivé. J’avais également envie de changer d’air, de voir d’autres méthodes, d’autres structures, un autre environnement. Je voulais me voir dans ce nouveau contexte. C’est un peu tout ça qui m’a poussé vers le Racing.

Revenir en Bleu, c’est l’une de vos ambitions, mais il va déjà falloir s’imposer au Racing où la concurrence est forte…
J’en avais bien conscience quand j’ai signé au Racing et cela me convient très bien. On a tous besoin de la concurrence pour se tirer vers le haut niveau. J’ai déjà connu la concurrence de nombreux joueurs comme David Mélé (demi-de-mêlée à Perpignan) et cela m’a toujours servi. Donc, ça ne peut me faire que du bien.

« Au Racing, on se rend compte qu’il n’y a pas de stars »

Après avoir décroché le bouclier de Brennus en 2009, est-ce une preuve de maturité d’avoir quitté Perpignan ?
C’est un choix difficile à faire, parce que j’étais dans les meilleures conditions à Perpignan. C’est un choix de vie. Pour ma vie de joueur et pour ma vie d’homme aussi. J’avais envie de ce défi. Pour l’instant, tout se passe bien au Racing. Tout est mis en place pour que les recrues soient dans les meilleures conditions au niveau sportif ou administratif et je suis très content d’être Parisien en ce moment.

Perpignan est réputé pour son esprit collectif. A Paris, il y a de nombreuses stars. En tant que demi de mêlée, vous êtes le chef de meute, il va falloir gérer les égos…
Je pense que ce sont des a priori médiatiques. Nous, à l’intérieur du groupe, on le vit différemment. Quand on vit tous les jours avec le groupe du Racing, on se rend compte qu’il n’y a pas de stars, c’est ce que j’ai constaté en arrivant. Mais en tous les cas, des égos et des caractères, il en faut pour faire une grande équipe. Il faut arriver aussi, en tant que joueur, à mettre son égo de temps en temps de côté et son caractère au service du collectif. Et ça, c’est parfois le plus difficile à faire. A Perpignan aussi, il y avait beaucoup de caractère et de tempérament et on a su se mettre au service de l’équipe. C’est ce qui a marché pendant ces dernières années.