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Et à la fin, c’est Toulouse qui gagne

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Longtemps mené par une épatante équipe montpelliéraine, Toulouse s’est finalement imposé 15-10 en finale du Top 14 au Stade de France. L’équipe de Guy Novès, la plus titrée de l’Hexagone, remporte son 18e bouclier de Brennus. Impressionnant.

Toulouse est intraitable. Même malmenés durant 70 minutes par Montpellier, les Rouge et Noir, plus frais en fin de match, se sont imposés 15-10 sur la pelouse du Stade de France en finale du Top 14. Plus solide, l’équipe de Guy Novès décroche, pour sa 26e finale, son 18e bouclier de Brennus. « C’est magique, jubile Cédric Heymans. Tout était réuni dans ce match, notamment le suspense. On ne met pas les points et puis ça nous sourit. C’est énorme pour le club, c’est fantastique. »

Sacré champion de France pour la première fois depuis 2008, Toulouse n’a pas inscrit le moindre essai et n’a pas non plus réalisé son plus beau match de la saison. Pourtant, face à de valeureux montpelliérains, c’est bien le plus grand club français qui a repris le pouvoir. Mais que ce fut dur…

Malgré une domination toulousaine, les Héraultais, avec leur capitaine Fulgence Ouedraogo, longtemps incertain en raison d’une fracture de la main droite, montrent d’entrée de jeu qu’ils ne sont pas venus en touristes au Stade de France. Solides, ils peuvent aussi compter sur la maladresse des Toulousains. Après huit minutes, David Skrela manque ainsi une première pénalité à 35 mètres. Puis c’est un essai qui est refusé au Fidjien Caucaunibuca pour un pied en touche après une « boulette » du Montpelliérain Nagusa (16e).

La maladresse de Skrela

Les Montpelliérains laissent passer l’orage mais pèchent, eux aussi, dans la finition, à l’image d’un coup de pied trop court de Bustos Moyano (19e). Si les joueurs de Fabien Galthié sont dominés territorialement, ils défendent à merveille et repoussent régulièrement les assauts toulousains. Culottés, ils jouent aussi les coups à fond et, après un premier drop manqué de Trinh-Duc (25e), Nagusa se joue avec classe de la défense toulousaine pour inscrire un premier essai de toute beauté (27e). Le coup est dur pour Toulouse. Et en dehors d’une pénalité de Skrela (38e), le tableau d’affichage est impitoyable. A l’heure de rentrer au vestiaire, Montpellier mène bien 7 à 3.

Les Héraultais ne redescendent pas de leur nuage après la pause. Après 14… secondes, Trinh-Duc réussit un drop qui permet à sa formation de prendre le large (41e, 10-3). Toulouse n’est pas aidé par son buteur, David Skrela, dans un très mauvais soir avec 3 pénalités réussies sur 7 tentatives. « On a été très fragile, remarque Yannick Bru, l’entraîneur adjoint toulousain. Mais on a fait preuve de caractère. L’apport des entrants a été déterminant dans la conquête du Bouclier. On s’en est sortis donc on est très fier. » Après les pénalités réussies par Skrela (37e, 67e) puis une troisième signée Bézy (71e), Toulouse prend pour la première fois l’avantage (12-10). Pour ne plus rien lâcher. Et la Ville Rose retrouve les sommets.