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Guazzini, la fin d’une époque

Max Guazzini

Max Guazzini - -

Max Guazzini a fait les frais de la nouvelle organisation de l’organigramme du Stade Français, après le sauvetage du club par le nouvel actionnaire majoritaire, Thomas Savare. Son nouveau titre de président d’honneur confirme sa mise en retrait, 19 ans après avoir repris le club et l’avoir propulsé en haut de la hiérarchie française.

On n’entendra plus Max Guazzini prendre la défense de son équipe et des joueurs la saison prochaine. Le président du Stade Français a cédé son poste à Thomas Savare, nouvel actionnaire majoritaire et sauveur du club devant la DNACG, ce lundi. Si un titre honorifique de président d’honneur lui a été attribué, l’ancien patron de la radio NRJ sera bel et bien en retrait. « Grâce aux nouveaux investisseurs et au projet mené par Thomas Savare, les garanties qu’on a données ont convaincu la DNACG. Le club est sauvé, a-t-il déclaré, soulagé. Thomas Savare sera le futur président du club. »

Visiblement fatigué après une dernière semaine éprouvante, celui qui a repris les rênes du Stade Français en 1992, alors que le club végétait en quatrième division, ne s’est pas étalé sur son cas. « L’important c’est que le club soit sauvé. Moi, ça n’a aucune importance. Maintenant, l’équipe a du travail. » « Max » a pourtant de quoi être ému. En près de deux décennies, il a fait du club parisien l’une des meilleures équipes françaises en décrochant cinq titres de champion de France (1998, 2000, 2003, 2004, 2007). « Ce moment doit-être terrible pour Max. Je compare sa situation à celle d’un parent divorcé, s’est ému Vincent Moscato, consultant RMC et ancien joueur du Stade Français. On lui retire la garde de son enfant qui sera élevé par un autre. L’argent a fait la différence et Max Guazzini ne pouvait que s’incliner. Il n’était pas un simple financier mais surtout un créatif qui a beaucoup œuvré pour la popularité du rugby en France. »

Max Guazzini a en effet mis au service du rugby son sens du spectacle. De l’avis de beaucoup, il a démocratisé le rugby en délocalisant de nombreuses rencontres au Stade de France et en garantissant des shows hauts en couleurs. Il s’est aussi rendu célèbre en créant les fameux calendriers des Dieux du Stade, à base de joueurs dénudés. « Le fait que Max ne soit plus le seul représentant du club, c’est une page se tourne », a déclaré Pierre Rabadan. Même Bertrand Delanoë, maire de Paris, a eu une pensée pour l’homme « qui a tant fait pour le rayonnement et le développement du rugby en France ».