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Laurent Labit : « On a gagné le respect du rugby français »

Laurent Labit

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EXCLU RMC SPORT. Laurent Labit, le co-entraîneur de Castres avec Laurent Travers, était l’invité de l’Intégrale Sport ce dimanche. Il est fier d’emmener son équipe au Stade de France samedi pour la première finale de Top 14 du club depuis 1995.

Laurent Labit, peu de gens avaient parié sur une victoire de Castres face à Clermont…

C’est sûr que pour les paris en ligne, je pense que ce sont les gens de Castres qui ont dû gagner ! Mais depuis des mois, on est habitué à cette position d’outsider. On savait qu’on avait une chance, même si ce n’était pas gagné d’avance. On savait qui on avait en face de nous. Clermont a fini premier de la saison régulière. Mais il y a eu la semaine européenne au milieu et nous avons eu un autre atout : deux semaines pour préparer ce match et récupérer du barrage contre Montpellier.

Avez-vous fêté cette victoire ?

Oui, on est resté à Nantes hier soir (samedi). On a partagé un moment à l’hôtel ensemble, avec nos familles. Et puis on voulait faire un peu la fête avec nos supporters qui ont fait 18 ou 19h de bus pour venir à Nantes. Les joueurs sont restés plutôt sages et tout le monde s’est couché à 23h ! Ça a permis aux joueurs de ne pas se disperser dans l’euphorie de Castres hier soir.

Craignez-vous les Toulonnais ?

Ils sont dans une dynamique extrêmement positive. On le voit, il y a très peu de déchet. C’est une machine à gagner. Ce sera un match très compliqué. Mais si on est là aujourd’hui, c’est qu’on le mérite. On a écrit une nouvelle belle page du CO. Je crois qu’on a gagné le respect de la France du rugby et de ceux qui doutaient encore de nous. Ce qui nous intéresse maintenant, c’est d’aller gagner le Bouclier au Stade de France et je ne crois pas qu’on ait moins d’envie que Toulon.

Comment allez-vous préparer vos joueurs à cette finale ?

Notre travail cette semaine, c’est de faire comprendre aux joueurs qu’ils ne doivent pas disputer cette finale chacun dans leur coin. C’est collectivement, comme hier, qu’on aura la possibilité de renverser Toulon. Il faut qu’ils restent groupés.

Terminer sa carrière à Castres par un match au Stade de France avant de rejoindre le Racing. Vous ne pouviez pas rêver d’autre chose…

C’est vrai qu’il ne peut pas y avoir meilleure sortie. On a pris l’option d’annoncer ce départ très tôt pour que le club ait le temps de se retourner. Quitter le club en emmenant l’équipe et toute la région à Paris… Mais ce qui est important, c’est que Castres montre encore son meilleur visage pour faire vibrer toute la région et ramener le Bouclier.

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