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Le Racing subit la foudre clermontoise

Clermont étrille le Racing

Clermont étrille le Racing - -

Totalement dépassé dans le combat et sans inspiration, le Racing Métro 92 s’est fait étriller par Clermont (47-14), ce samedi, dans le cadre de la 12e journée de Top 14. Président et entraîneurs ont appelé à la révolte des joueurs.

Les mots sont pesés. Cinglants. Lourds de sens. Au sortir d’une prestation indigne à Clermont, Jacky Lorenzetti, président du Racing Métro 92, n’y est pas allé avec des pincettes au micro de Canal+ : « Aujourd’hui, on prend une sévère leçon. Une leçon de rugby, une leçon tout court. Une leçon de volonté, d’envie. C’est une humiliation, il ne faut pas avoir peur du mot. Certains n’ont pas été à la hauteur du maillot aujourd’hui, de leur réputation, de leur statut de joueur de rugby tout simplement. Il faut que les choses changent, notamment dans le comportement. »

Et comment lui donner tort ? Etrillé, enterré par Clermont ce samedi (47-14), qui vient là d’enregistrer sa 67e victoire de rang à domicile, le Racing continue de s’enliser dans le ventre mou du Top 14. Une position indigne, loin des hauteurs du classement et des ambitions martelées en début de saison. Avec un seul succès sur ses cinq dernières sorties, l’urgence apparaît très nettement comme la tendance du moment. « On n’a pas su mettre les bons ingrédients, l’agressivité et la solidarité nécessaires », concédait frustré au terme du match Marc Andreu, ailier du Racing.

La Racing s'enlise au classement

Le Racing Métro 92 savait pourtant pertinemment où il mettait les pieds. En se déplaçant à Clermont, il s’attaquait à une montagne au sommet sans doute trop élevé. Les Clermontois ont fait respecter leur statut de favoris. Invaincus depuis près de quatre ans à Marcel-Michelin, ils n’ont pas fait de détail. Plus compacte et plus tranchante, l’équipe de Vern Cotter a passé une après-midi plus que tranquille. Une rencontre rendue facile par l’activité incessante de Lee ainsi que de Stanley et King, impeccables au centre. Les ailiers, Sivivatu et Nakaitaci, se sont montrés également intenables. Le premier a offert le premier essai (8-0) tandis que le second a été dans toutes les offensives locales. Du deuxième essai de Cabello (13-0, 13e) au troisième de King (21-0, 28e). Porté par un excellent James, auteur de six transformations ce samedi, Clermont a ensuite pu dérouler comme il le voulait.

Pas franchement révolté au retour des vestiaires, le Racing a insisté impuissant aux vagues de son adversaire. Coup sur coup, les essais de Buttin (31-0, 49e), Lacrampe (38-0, 51e) et Malzieu (45-7, 60e) ont permis aux Clermontois d’asseoir leur domination. Les Auvergnats signent là une 67e victoire consécutive à Michelin et reviennent à hauteur des Toulonnais. Quant au Racing, il stagne à une peu reluisante 10e place à quatre longueurs des places de barragistes et à six de la zone de relégation. Les hommes de Laurent Labit et Laurent Travers, dépités en fin de match, à l’image de Camille Gérondeau, prostré et tête baissée dans le vestiaire, doivent rapidement se reprendre. « On va rapidement remettre les choses en ordre », promet Labit. Faire honneur à leur maillot, presque une obligation. Sous peine de subir une nouvelle leçon. 

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Romain Duchâteau avec JT à Clermont