RMC Sport

Le Stade Français s’est fâché

Michael Cheika

Michael Cheika - -

Dans un match capital dans la course aux phases finales, les Parisiens ont surclassé Castres (38-21). Avec six essais inscrits face au 3e du Top 14, Sergio Parisse et ses coéquipiers ont empoché le point de bonus offensif et remontent à la 5e place.

Malgré le doux soleil qui berçait l’enceinte de Charléty ce samedi après-midi, les joueurs du Stade Français n’avaient visiblement pas l’intention de se prélasser sur le terrain. Car face à Castres, l’enjeu était double pour les Parisiens. D’abord oublier la lourde défaite face à Bordeaux-Bègles (39-6) la semaine dernière. Ensuite, « recadrer » des Castrais qui leur avaient infligé une sévère correction au match aller (35-10, 2e journée). C’est peu dire que les joueurs de Michael Cheika n’ont pas connu de retard à l’allumage.

En bon capitaine, Sergio Parisse a montré la voie, inscrivant le premier essai dès la 2e minute (5-0). Dix minutes plus tard, Pascal Papé franchissait lui aussi la ligne d’en-but (12-0), avant que les trois-quarts ne participent eux aussi à cette entame de feu, Julien Arias (19-0, 15e) puis Paul Sackey (26-0, 20e) y allant de leur réalisation personnelle. L’essai de Baï avant la pause (28-5, 34e) ne relançait même pas un suspense déjà tué. « C’était un concurrent direct, il fallait absolument gagner à la maison », avoue Dimitri Szarzewski, le talonneur parisien, très performant ce samedi, tout comme son coéquipier Felipe Contepomi.

Labit : « On était prévenu… »

Malgré dix minutes de pause bienvenues, les Castrais ont une nouvelle fois craqué dès leur retour sur le terrain. Sur un contre rondement mené, Rabadan entretenait la dynamique parisienne de la première période, en inscrivant le 5e essai des siens (33-7, 41e). Malgré un essai de Martial (33-12, 50e), Castres a encore affiché ses largesses défensives, permettant à Arias d’inscrire un doublé (38-14, 58e). Une perméabilité qui a coûté très cher aux Tarnais, qui ont tout de même inscrit une troisième réalisation en toute fin de rencontre, par Lacrampe (38-21, 80e), évitant ainsi une trop grosse correction.

« On était prévenu, l’année dernière on avait pris plus de 30 points en première mi-temps, peste Laurent Labit, l’entraîneur du CO. Là, on en a pris 28. (…) On a donné l’opportunité de se faire corriger. Et avec les joueurs de talent et de niveau international qu’ils ont, cela ne pardonne pas. » Avec seulement un point de retard sur Castres (3e), les Parisiens (5e) peuvent raisonnablement viser une place pour les phases finales.