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Marconnet : « On se construit dans la difficulté »

Sylvain Marconnet bientôt de retour

Sylvain Marconnet bientôt de retour - -

Sylvain Marconnet entrevoit le bout du tunnel. Blessé en mars 2007 à la cheville, le pilier international du stade Français espère retrouver les terrains dans quinze jours.

Sylvain, où en êtes-vous aujourd’hui ?
J’ai retrouvé le terrain il y a quinze jours de manière progressive. Je reviens tout doucement, il n’y aucune appréhension. Mon programme a été fait pour que je retrouve le rugby de manière calculer. On en est aujourd’hui à la dernière étape avant la reprise totale. Maintenant que ma cheville tient, j’entrevois l’avenir plus sereinement.

Quand pensez-vous effectuer votre retour ?
Je n’en ai aucune idée. Mais je pense qu’on peut imaginer un retour dans quinze jours ou trois semaines.

Une participation au tournoi des VI Nations, c’est envisageable ?
Objectivement, non. Le tournoi commence début février. Je n’ai pas la forme nécessaire pour prétendre à l’équipe de France. On verra donc la saison prochaine. Je leur souhaite en tout cas bonne chance.

Avez-vous le sentiment d’être sorti de la galère ?
La galère n’est pas encore finie parce que je vais être convalescent toute une partie de la saison. Ma cheville nécessite beaucoup de soins, d’attention et de récupération. Mais le plus important, c’est que je peux à nouveau retrouver ma passion. Ca va faire bientôt un an que je galère. J’ai loupé beaucoup de choses mais je regarde devant moi.

Vous ne souffrez plus ?
L’articulation a du mal à se remettre en marche, surtout que le rugby est un sport sollicitant. Mais ça ne me fait pas peur. Un homme se construit dans la difficulté. J’avais un gros challenge à relever et la sortie n’est plus très loin. Si j’ai le feu vert la semaine prochaine, c’est que tout est solide. Je ne dois plus me poser de questions. Je dois aider mon club à avancer.

L’homme a-t-il changé durant cette absence ?
Non. Par contre, j’ai évolué en termes de préparation. Je suis allé voir du côté de l’athlétisme avec Renaud Longuèvre, l’entraîneur de Ladji Doucouré. J’ai appris ce qu’était la rigueur, la concentration et le travail qualitatif. Je suis un peu moins fou fou.

La rédaction - Pierre Dorian