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Martial, l’éclosion du banni

Romain Martial

Romain Martial - -

En cas de victoire face à Toulouse ce samedi (20h45), Castres se retrouvera en finale du Top 14 pour la première fois depuis 2001. Le CO compte notamment sur son nouvel international Romain Martial, inarrêtable depuis décembre.

Comme une formidable récompense, Romain Martial a découvert jeudi son nom dans la liste des 28 joueurs sélectionnés par Philippe Saint-André pour la tournée du XV de France cet été en Argentine. Un appel encore impensable en décembre dernier. Arrivé en terre castraise en 2010, l’ancien Narbonnais est resté cantonné sur la touche toute l’année dernière, profitant des quelques miettes (seulement 8 matches disputés).

Cette saison, « bis repetita ». L’ailier est loin d’être le choix n°1 de son entraîneur, Laurent Labit, qui préfère opter pour Marc Andreu. Martial ne dispute aucune des 11 premières journées de Top 14, jusqu’à un match de Coupe d’Europe face à Northampton, le 10 décembre dernier. « On m’a donné cette occasion et je me suis dit que maintenant, je n’avais plus rien à perdre, confie le Castrais, titulaire pour l’occasion. Je me suis dit ‘ça passe ou ça casse’ et j’ai eu de la chance, c’est passé ». Résultat ? Castres écrase le finaliste de la précédente édition (41-22) et Martial inscrit deux essais.

Martial : « Je n’avais plus rien à perdre »

Cette rencontre « de la dernière chance » est un véritable électrochoc pour le natif de Clermont-Ferrand. Depuis, hormis un match à Agen, le Castrais enchaîne les titularisations (15 en 16 matchs) et enquille les essais. Avec 10 réalisations, il est le 2e meilleur marqueur d’essais du championnat… en seulement 14 matches (contre 21 pour le Montpelliérain Timoci Nagusa, auteur de 11 essais).

Après être passé par Issoire en Fédérale 3 (5e division) puis à Clermont chez les jeunes, Martial atterrit à Narbonne (Pro D2) pendant 3 ans, où il inscrit 3, 9, puis 11 essais. Autant dire qu'il suit une trajectoire incroyable, qui semble le mener très haut. Avec un physique d’1m95 pour 105 kg, le Castrais présente des qualités qui en font un joueur spectaculaire, très fort sur les ballons hauts. « Athlétiquement, il a bien sûr un gabarit assez intéressant pour le très haut niveau, explique son coach Laurent Labit. Rugbystiquement, c’est quelqu’un qui est très doué techniquement, au niveau des passes, des réceptions et il a aussi un jeu au pied énorme ». Un joueur clé pour le CO, qui espère s’ouvrir la porte de la finale du Top 14, samedi soir face à Toulouse, pour la première fois depuis 2001.

Alexandre Mispelon avec W.T.