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Montpellier, c’est fou !

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Dominateur, puis malmené par le Racing-Métro, Montpellier a fini par l’emporter sur le fil devant son rival parisien (25-26) au terme d’une demi-finale rocambolesque et jouera, le 4 juin prochain (20h45) face à Toulouse au Stade de France, la première finale du Top 14 de son histoire.

Supporters du Racing comme de Montpellier, il ne fallait pas être cardiaque samedi après-midi. Car en plus de tenir toutes ses promesses en termes d’engagement et de spectacle, la demi-finale entre le RM 92 et le MHR n’a livré son verdict qu’à la toute dernière minute de la rencontre (25-26). Un final presque « habituel » pour les Montpelliérains, coutumiers du fait déjà en barrages, au détriment de Castres (17-18). « Ce match, c’est un scénario de fou », lâche dans un sourire Sylvain Mirande, auteur du premier essai montpelliérain. On est passé près de la correctionnelle. On mène de 17 points et à deux minutes de la fin, on est mené de deux points. »

Montpellier s’est donc fait peur. Très peur. Pourtant, après une entame de match poussive face à des Racingmen entreprenants, ce sont les hommes de Fabien Galthié qui mènent les débats. Mirande (33e) donc juste avant la pause puis Santiago Fernandez (42e) se chargent de donner de l’épaisseur à la domination héraultaise. 23-6 en début de seconde période : l’affaire est entendue ? Non. Sireli Bobo (52e), Jonathan Wisniewski (62e) et Qovu (75e) relancent le suspense de la partie. Le carton jaune de François Trinh-Duc (52e), le deuxième des Montpelliérains dans ce match après celui de Rofes (14e), également.

Mirande : « On a serré les fesses »

« On a serré les fesses », reconnait Sylvain Mirande. « Il y avait la place, regrettait de son côté Pierre Berbizier. On ne joue pas les matches avec un statut de favori. On les joue sur le terrain. Sur le terrain, on n’a pas toujours su le jouer. On n’a pas su concrétiser sur nos temps forts, notamment à la main en début de match. Et au pied, on a eu beaucoup de déchets, dans la concrétisation et… dans les drops ».

Un clin d’œil à celui tenté et raté en fin de match par Wisniewski (80e). Tout un symbole. A Montpellier, loin des regrets parisiens, on savoure, n’est-ce pas Fulgence Ouedraogo. « On rêve. Peut-être qu’on n’a pas commencé la saison 2010-11…, lâche, hilare le troisième ligne aile du MHR. Il faut peut-être que l’on commence à se mettre au travail. On est en finale à Paris, c’est merveilleux. C’était un stade de fou, une ambiance de malade. Un public énorme derrière nous, de la première à la dernière minute. Ça fait chaud au cœur. Toulouse ? Ce coup-ci, on n’est vraiment pas favori. On va voir si notre étoile brille toujours. Et on va y aller comme ça. » Jusque-là, cela leur a plutôt bien réussi.

Alix Dulac avec L.D à Marseille