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Novès : « Le Top 14 n’est pas une compétition très honnête »

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Comme d’habitude, à quelques jours de la reprise du championnat, le manager toulousain s’est offert quelques jours de vacances dans sa maison de Port Leucate, dans l’Aude. C’est là qu’il nous a reçu pour évoquer la saison à venir et asséner ses vérités.

Guy Novès, pendant que les joueurs peaufinent leur préparation. Vous êtes en vacances…
Oui, parce que mon travail c’est d’abord de tout régler pour que les joueurs puissent s’entraîner dans de bonne conditions. Je me suis affairé à mettre tout ça en place, fin juin et tout le mois de juillet, afin qu’ils puissent œuvrer dans les meilleures conditions. J’avais besoin moi aussi de prendre quelques jours. C’est ce que je fais chaque année.

A quelques jours de la reprise, vous n’avez pas envie d’être auprès d’eux ?
Si, bien sûr. Je suis en contact en permanence avec mes coaches. Je suis allé voir les matches amicaux pour contrôler le travail accompli et voir ce qu’il fallait rectifier. Je suis informé quotidiennement de tout ce qui arrive. Donc je suis ici, mais très présent encore à Toulouse. Et de toute façon, je rentre très bientôt.

Quelles sont vos premières impressions concernant Jean-Baptiste Elissalde, promu entraîneur des arrières cette saison ?
Elles sont excellentes, évidemment. Il n’est pas devenu entraîneur comme ça. On s’est concerté, on l’a observé de nombreux mois auparavant pour savoir s’il ferait l’affaire. Il a compris très vite que le métier d’entraîneur n’avait rien à avoir avec celui de joueur. Dans un contexte favorable au Stade Toulousain, il va progresser petit à petit. Il va prendre quelques gamelles, comme tout le monde. Mais il aura aussi de grandes réussites.

L’émergence de nouveaux concurrents dans le Top 14 vous motive-t-elle d’avantage ?
C’est exactement ça. C’est le compétiteur qui se réveille et qui a envie de relever une fois de plus les défis qui lui sont proposés. L’arrivée de Toulon, du Racing Métro. Le nouvel élan de Montferrand, Perpignan qui est toujours là, Paris qui va sûrement revenir…Et ces inconnus avec ces équipes qui montent comme Agen. Ce championnat est très dur, avec des conditions particulières. Tout le monde sait que je ne suis pas tellement pour ce Top 14 où on nous fait jouer sans nos joueurs (lors des matches internationaux ndlr). Mais ça met du sel dans cette compétition.

Le Top 14 ne va-t-il pas devenir plus dur à gagner que la Coupe d’Europe ?
C’est plus dur parce que, je le répète, à mon sens, c’est une compétition pas très honnête. Dans la mesure où les équipes qui défendent leur titre jouent quelque fois sans leurs joueurs. Des joueurs qu’ils payent, qu’ils forment et qu’on leur prend durant des semaines lorsqu’ils sont à leur meilleur niveau. Effectivement, de ce point de vue là, c’est très dur de gagner le Top 14 aujourd’hui. Surtout lorsque c’est cumulé avec la Coupe d’Europe, qui elle-même est très difficile.

Propos recueillis par Wilfried Templier