RMC Sport

Paris à qui perd gagne ?

Sergio Parisse

Sergio Parisse - -

Malgré la leçon infligée en deuxième mi-temps par le Stade Toulousain, le Stade Français positive après sa première défaite de la saison (34-16). La belle prestation des doublures en première mi-temps et la perspective de retrouver des internationaux reposés sont autant de signes encourageants avant d’entamer une semaine chargée.

Quand le coach du Stade Français Michael Cheika parle de « performance », Jean-Baptiste Elissalde s’attarde lui sur « la première mi-temps » qui « laisse un drôle de goût ». Peu prolixe d’habitude, l’entraîneur des arrières du Stade Toulousain vient pourtant avec son équipe championne d’Europe en titre de passer plus de 18 points aux Parisiens dans le clasico du championnat de France de rugby (34-16). Mais en quittant le Stadium, les deux rivaux ont encore en tête ces premières quarante minutes au terme desquelles l’équipe bis de la capitale est rentrée au vestiaire en tête face aux hommes forts du XV stadiste (11-16) grâce à un essai sur la sirène du prometteur centre argentin Rodriguez-Gurruchaga. « On a fait plus que ce que les gens attendaient, a estimé l’entraîneur australien du Paris Rugby en référence aux critiques de galvaudage. On pouvait être proche du bonus défensif qu’on méritait au vu de notre performance. C’est un bon match pour comprendre où il faut nous améliorer, et pour voir quelques joueurs entrés pour la première fois. »

Castres et Biarritz la même semaine

Presque surpris du scenario, les hommes de Max Guazzini ont craqué face à la réaction d’orgueil des Rouge et Noir et à leur propre indiscipline. Avec 3 cartons jaunes, le Stade Français a joué 14 contre 15 durant 30 minutes. Contre le géant du Top 14, impensable d’en sortir indemne. 23 points en douze minutes. Le temps de sortir du banc les cadors qui ont stabilisé la rencontre. Erreur de coaching de ne pas les avoir fait rentrer avant pour tenter le coup ou sage décision avant la difficile semaine (réception de Castres mercredi et déplacement à Biarritz dimanche) qui arrive ? Pierre Rabadan, troisième ligne parisien, pense lui plutôt à l’avenir : « C’est toujours une déception de perdre ici, mais il faut positiver car il y a un match mercredi à domicile qu’il faudra gagner ». C’est seulement au terme de ce match-là, avec des titulaires revigorés et face à un des sérieux prétendants aux phases finales, que Michael Cheika aura sa réponse.

Maxime Marchon avec Wilfried Templier à Toulouse