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Paris maudit à Saint-Denis

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Perpignan s’est imposé samedi face au Stade Français (20-14), qui n’arrive plus à gagner au Stade de France depuis près d’un an et demi.

C’est à vous faire perdre le goût de la fête. Depuis juin 2008, les shows made in Max Guazzini enflamment le Stade de France d’animations plus ou moins inspirées, mais se terminent mal pour le Stade Français. Alors que leurs quatre rencontres délocalisées se sont closes la saison passée par trois défaites (Toulouse, Clermont et Harlequins) et un match nul (Perpignan), les Parisiens ont à nouveau chuté samedi pour leurs retrouvailles avec l’enceinte dionysienne. Avec cette fois le champion en titre perpignanais comme gâcheur de fête.

Base du retour au premier plan du Stade Français, la défense parisienne a cette fois plié deux fois sur des essais Maxime Mermoz et Jérôme Porical. « Je crois qu'on marque deux jolis essais, un sur un contre et un autre où on arrive à enchaîner plusieurs temps de jeu, se réjouit ce dernier, auteur de quinze points. On s'était entraîné toute la semaine pour venir chercher des points à Paris. On se sent bien, on a envie de revivre des matches comme ça mais il ne faut pas s'enflammer. » Victorieux 20-14, les Catalans se replacent à la deuxième place du Top 14 alors que leur victime de l’après-midi stagne au septième rang.

« On est tombé sur une équipe de l'Usap excessivement efficace, très pragmatique, au contraire de nous, regrette l’entraîneur parisien Jacques Delmas. En début de match, on a semblé inhibé. Si on avait commencé le match comme on l'a fini, on aurait eu les moyens de le gagner. » Mais revenus à six points, et en supériorité numérique après l'exclusion d'Henry Tuilagi, ses joueurs ont buté sur la défense Sang et Or tout au long du quart d’heure final. « C'est dur de perdre ici, souffle le pilier gauche parisien Rodrigo Roncero. Mais je ne crois pas à la malédiction, on a aussi perdu à Jean-Bouin Je ne suis pas superstitieux. On a simplement manqué un grand rendez-vous. Perpignan, c'est des champions, et il faut le respecter. »

La rédaction