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Perpignan attend sa proie

Après trois semaines de repos, l’USAP et son trois-quarts centre espèrent finir leur saison en boulet de canon.

Après trois semaines de repos, l’USAP et son trois-quarts centre espèrent finir leur saison en boulet de canon. - -

Alors que Toulouse enchaînait les gros matchs, les Catalans ont eu trois semaines pour se refaire une santé et préparer minutieusement leur demi-finale.

Bénédiction ou cadeau empoisonné ? Perpignan connaîtra ce soir la nature exacte de ses trois semaines sans compétition. « On espère avoir bien géré cette période de repos inédite et profiter d’un effectif affûté. Mais seul terrain nous donnera tort ou raison », résume le manager catalan Jacques Brunel.

En stand-by depuis le 24 avril et la fin de la phase régulière, achevée en tête, les champions de France ont tout fait pour ne pas gâcher l’offrande. A l’abri des regards et de la pression, ils ont patiemment fourbi leurs armes. Les quinze premiers jours ont d’abord permis de régénérer les corps. « On a pu laisser au repos ceux qui étaient un peu usés et surentraîner les autres », précise Christophe Manas, ailier prochainement reconverti en entraîneur des trois-quarts perpignanais. Depuis samedi dernier et la large victoire de Toulouse en barrage contre Castres (35-12), ils ont pu mettre un nom sur leur prochaine cible. Et se préparer en conséquence.

Novès a peur de vivre un calvaire

« Très franchement, je ne les ai pas vus passer ces semaines », assure le talonneur Guilhem Guirado, qui en a profité pour soigner une blessure à la crête iliaque. Lui et ses coéquipiers ont également suivi avec attention les prestations de leur futur adversaire, contre les Castrais et la semaine précédente face au Leinster en demi-finale de Coupe d'Europe (26-16). Désespéré par la cadence, le manager toulousain Guy Novès s’attend à vivre « un calvaire » à la Mosson et devrait ménager plusieurs cadres en prévision de la finale de la H Cup, la semaine prochaine contre Biarritz. « Je comprends qu’il ait des difficultés à gérer son groupe sur deux compétitions. Mais sans se mentir ou faire du bluff, on n’a jamais vu une mauvaise équipe de Toulouse cette année, se méfie Manas. Ils sont tout de même sur une belle dynamique alors qu’on risque de vivre une petite décompression. »

Brunel partage l’appréhension de son joueur. « La fraîcheur devrait surtout nous aider à compenser un léger manque de rythme inévitable, juge-t-il. Mais il y aura beaucoup d’autres clés pour arriver en finale. » L’USAP aura eu tout le temps nécessaire pour les identifier.

S.C. avec J.L.