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Quand l’UBB rend un poignant hommage à Olivier Schwarz

L'hommage à Olivier Schwarz

L'hommage à Olivier Schwarz - DR

Disparu soudainement et tragiquement vendredi, victime d’un infarctus à 41 ans, notre correspondant permanent en Gironde, Olivier Schwarz laisse une femme, deux enfants et des proches dévastés. Un très bel hommage lui a été rendu ce samedi avant la rencontre du Top 14 entre Bègles-Bordeaux et Grenoble.

Il fallait écouter Rodolphe Massé ce samedi matin. Entendre la voix, pleine de trémolos, et surtout les mots de l’un de nos rédacteurs en chef pour comprendre. Réaliser combien la disparition soudaine d’Olivier Schwarz, notre correspondant permanent en Gironde, victime ce vendredi d’un infarctus à 41 ans seulement, a posé une chape de tristesse sur les rédactions de RMC Sport et BFM TV. Olivier est parti trop tôt. Il nous manque à tous. Toute la journée, ce samedi, le monde du sport s’est associé à la douleur de sa famille et de ses proches en multipliant les hommages. Le plus poignant aura eu lieu au stade André-Moga, à Bègles, où l’Union Bordeaux Bègles recevait (et battait, 34-16) Grenoble.

Un match que notre regretté confrère aurait dû commenter. A dix minutes du coup d’envoi de la rencontre, le speaker de l’enceinte a d’abord lu un texte d’hommage : « C’est avec beaucoup de tristesse que nous avons appris hier la disparition d’Olivier Schwarz, journaliste correspondant pour RMC et BFMTV. Grande voix du sport, Olivier était apprécié de tous, exemplaire de gentillesse et de professionnalisme. Toutes nos pensées et condoléances vont à sa famille, à ses enfants et à ses proches, dans cette douloureuse épreuve que nous traversons comme vous avec le club et toute la Gironde qui tenait à rendre hommage ce soir à Olivier Schwarz. Je vous demande de l’applaudir, s’il-vous-plaît. »

« Olivier, c’était surtout la joie de vivre… »

Des mots suivis d’une standing-ovation. Olivier a ensuite été associé à la minute de silence, émouvante et respectée, en hommage aux victimes des attentats perpétrés en France ces derniers jours. Dans la tribune de presse, une photo d’Olivier a été affichée à la place que notre correspondant permanent occupait habituellement. Deux bougies ont aussi été allumées par ses deux jeunes enfants, Gaby et Ismaël. Président de l’UBB, Laurent Marti se souvenait avec émoi de ses relations professionnelles avec Olivier Schwarz : « J’avais une approche avec lui qui était très sympa. J’adorais ses questions, on prenait le temps, il avait toujours le sourire, c’était un passionné, il arrivait à nous faire dire des trucs qu’on ne dit pas tout le temps… J’ai été très choqué. » Un sentiment partagé par tous. « Olivier, c’était surtout la joie de vivre, rappelait Raphaël Perry, le syndic de presse local. C’est ça que je retiens. Il avait toujours le sourire, il ne disait jamais non… Dans un monde concurrentiel comme on vit actuellement, avec l’arrivée de plusieurs médias, il était toujours prêt à dépanner un pote. Et ça c’est quelque chose qu’on n’oublie pas… » Aucun doute : on ne t’oubliera pas, Schwarzy !

A.H. avec W.T. à Bègles