RMC Sport

Quesada : « Au bout de trois cafés… »

Gonzalo Quesada

Gonzalo Quesada - -

Gonzalo Quesada, l’actuel entraîneur du Racing Métro 92, dirigera le Stade Français la saison prochaine. L’Argentin revient sur les discussions qu’il a eues avec le rival parisien ces derniers mois, au moment où les deux clubs s’affrontent ce dimanche au Stade de France.

Gonzalo, pourquoi avez-vous accepté de diriger le Stade Français ?

J’ai eu la chance d’avoir quelques propositions. Deux, trois sont devenues concrètes. C’était vraiment la possibilité de signer des contrats de trois ans dans des clubs assez prestigieux, surtout un club à l’est de la France qui m’a vraiment séduit (Lyon, ndlr). Le projet et les gens à la tête du club m’avaient beaucoup plu. J’étais prêt à m’embarquer. Puis j’ai commencé à parler avec le Stade Français. Cette possibilité m’a séduit. Un club de Top 14 qui allait se donner les moyens de continuer sa phase de restructuration et la possibilité de rester où j’habite. C’était un point important. Et c’est un beau challenge, surtout, avec les nouvelles installations, certains changements. Avoir été appelé par ce club-là pour ce rôle, c’est une preuve de confiance énorme. J’étais honoré. C’est pour ça que j’ai accepté.

Comment les discussions se sont-elles déroulées ?

J’ai eu un appel très vite dans la saison pour savoir si je pouvais être intéressé. C’était en septembre-octobre, juste un coup de fil. J’avais dit pourquoi pas. A l’époque, je connaissais mon avenir au Racing. Je me posais la question de rester ou pas. J’étais aussi assez touché de savoir que les nouveaux entraîneurs (Laurent Travers et Laurent Labit, ndlr) pensaient à la possibilité de me garder et que je travaille aux eux. Jacky (Lorenzetti, le président du Racing) y était favorable aussi. C’était vraiment une option que j’avais en tête. Je réfléchissais aussi à déménager. Après, je n’ai pas eu de nouvelles jusqu’à fin janvier-début février. Je suis allé boire un café (au Stade Français, ndlr). Ce n’était pas encore clair. On m’a fait comprendre qu’il y avait une possibilité mais c’était très délicat parce qu’il y avait trop de connexions avec le staff en place (Richard Pool-Jones, Christophe Laussucq et David Auradou, ndlr). On est amis. On s’entendait bien. Au bout de trois cafés de plus, c’est devenu plus concret. On a fait tout un cheminement.

Avez-vous échangé avec Max Guazzini, qui a été votre président à Paris (2004-2005) ?

On m’a dit qu’il avait été consulté. Son avis était très, très favorable. Dès que je le reverrai, je le remercierai parce que je sais qu’il a eu des mots très touchants à mon égard. Quand il est parti du Stade Français, je n’aurais jamais pensé que cette opportunité pouvait arriver aussi vite. J’ai gardé une relation vraiment sympa avec lui, c’est ce qui est beau dans la vie. Le côté humain a beaucoup pesé. C’est ce qu’on m’a dit. Je crois à ça. Le club cherchait un certain profil, certaines valeurs. Pour moi, ce qui est le plus intéressant dans cette histoire, c’est cette perception humaine. C’est génial, excellent. C’étaient mes premiers critères.

A lire aussi :

- Lorenzetti : « Quesada le mérite bien »

- Dupuy : « Quesada ? Comme si de rien n’était »

- Le classement du Top 14

Propos recueillis par Laurent Depret