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Quesada, l’homme qui tombe à pic

Gonzalo Quesada

Gonzalo Quesada - -

Depuis l’arrêt de sa carrière en 2007, Gonzalo Quesada enchaine les expériences d’entraîneur. D’abord en équipe de France, puis dans le staff du Racing où il été officiellement nommé entraîneur en chef pour deux ans.

Pour Gonzalo Quesada, la reconversion n’a jamais été un problème. Un an seulement après avoir définitivement raccroché les crampons, l’ancien ouvreur argentin avait intégré le staff de l’équipe de France en 2008 pour y délivrer quelques conseils sur le jeu au pied. Quatre ans après, l’ancien joueur passé par Narbonne, Béziers, le Stade Français, Pau et Toulon s’est vu confier sa première mission d’entraîneur en chef du Racing-Métro sept mois après son arrivée au club. En novembre dernier, Jacky Lorenzetti, président du Racing, avait intégré l’Argentin au staff pour remplacer Simon Mannix. Avant que Quesada ne prenne davantage de responsabilités en février suite à la fronde de joueurs lassés de la méthode Pierre Berbizier. « Tout va un peu vite mais je ne me trompe pas, assure celui qui avait entrepris des études en sciences économiques et en gestion d’entreprise. C’est un beau challenge avec des gens que j’aime bien. C’est une belle expérience. »

Le meilleur buteur de la Coupe du monde 1999 progresse vite et se sert de ses expériences passées pour inculquer sa science du management. On retrouve notamment une pointe de Marc Lièvremont qui s’est battu pendant quatre ans en équipe de France pour responsabiliser ses joueurs. « Si on a vécu une belle fin de saison dernière avec le Racing (défaite en barrages face à Toulon, ndlr), c’est parce qu’on a une adhésion importante de la part des joueurs. Je serai perturbé si cette relation d’échanges n’existait plus, explique-t-il. C’est un management différent avec une belle implication des joueurs.» Avec Quesada, le Racing prend un nouveau virage après avoir traversé quelques tempêtes la saison passée. La base reste pourtant la même avec Pierre Berbizier, renommé manager sportif. C’est d’ailleurs ce dernier qui a proposé le poste d’entraineur en chef à l’Argentin qui sera épaulé de son compatriote Patricio Noriega et du Fidjien Simon Raiwalui dans le staff.

Quesada : « L’autorité ne vient pas qu’en gueulant »

« Je me repose énormément sur Pierre. Je lui montre ce que je veux faire pour être guidé, explique Quesada. Je prends les décisions comme je les sens mais Pierre est toujours là, c’est lui qui m’a fait confiance pour que je vienne. Il s’est mis à disposition pour m’aider. J’en profite au niveau du jeu comme dans tous les autres aspects du poste. » A l’inverse de la méthode parfois cinglante et froide de son prédécesseur, Gonzalo Quesada avance avec des atouts de pédagogue proche de ses joueurs. Même s’il n’hésitera pas à se monter ferme. « L’autorité ne vient pas qu’en gueulant, prévient-il. Je n’ai aucun complexe à diriger le groupe. Je resterai transparent. Je garde une relation très fluide avec les joueurs. Mais dès qu’un joueur ne fera pas sa part du travail, les règles vont changer. »

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Ducalcon : « Il gère très bien le job »|||

Luc Ducalcon, nouvelle recrue du Racing, connait bien Gonzalo Quesada qu’il a côtoyé en équipe de France et notamment lors de la dernière Coupe du monde. L’ancien pilier castrais loue les qualités de l’Argentin. « Il est bien dans son rôle, il bûche à fond dans ses cahiers. Ça va lui faire du boulot. Mais personnellement, je le trouve très à l’aise dans ses exercices. Il a l’air de très bien gérer le job. » Sébastien Descons, lui, a déjà pu bénéficier des conseils de Quesada la saison passée. « On est dans la continuité. Gonzalo  a fait beaucoup de boulot, il continue là-dessus, explique le demi de mêlée. On va beaucoup échanger. Gonzalo est à la charge de ça. Il a beaucoup insisté sur l’état d’esprit et sur le fait qu’on était un groupe. »