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Racing, la vie sans Berbizier

Pierre Berbizier

Pierre Berbizier - -

Barragiste au printemps, le Racing-Métro 92 ouvrira sa saison à Agen samedi. Si le club a joué la carte de la stabilité, Gonzalo Quesada occupe désormais le poste d’entraineur en chef. Et Pierre Berbizier s’éloigne du terrain.

La tenue a changé. Pierre Berbizier a troqué l’éternel survêtement qu’il portait depuis six saisons pour le veston plus conforme à son nouveau statut de « directeur général ». L’ancien coach du Racing-Métro 92 doit désormais se contenter d’observer depuis le bord de touche les séances dirigées par le trio Quesada - Noriega - Raiwalui. Un nouveau rôle, difficile à digérer pour cet amoureux fou du terrain. « J’imagine que ce n’est pas évident pour lui, il ne faut pas se le cacher », glisse ainsi le nouvel entraineur en chef Gonzalo Quesada.

Suite à la fronde des joueurs, qui avaient demandé son départ en février dernier, le retrait de Berbizier (54 ans) semblait inéluctable cette saison. « Je lui avais demandé de prendre un peu de recul et de retrouver un peu de sérénité. Je l’ai senti touché et malheureux de la remise en cause d’une partie des joueurs, confiait le président Jacky Lorenzetti après avoir nommé Berbizier directeur général. Lâcher le terrain lui fait mal. Il aime ça, on le sent. L’homme a beaucoup donné pendant les cinqdernières années. Il fait partie de l’histoire du Racing et de son avenir. »

Quesada : « Pierre est toujours là »

La défaite contre Toulon (17-13) en barrages en mai dernier n’a pas entravé la marche en avant d’un club aux très hautes ambitions. A l’image des géants Toulouse et Clermont, l’effectif a peu changé. Si Chabal, Nallet et Steyn sont partis, les internationaux Ducalcon, Szarzewski et Machenaud ont posé leurs valises à la Croix de Berny. Le 27 août prochain, le Racing intégrera son nouveau centre ultra-moderne du Plessis-Robinson, en attendant l’aboutissement du projet de l’Arena 92, un stade futuriste de 34 000 places à l’horizon 2015. Un tableau plutôt réjouissant à l’orée de l’exercice 2012-2013, placé sous le signe de l’union sacrée.

« Pierre s’entend très bien avec Quesada, qu’il a fait venir, se réjouit Lorenzetti. Ça fonctionne bien avec le reste du staff. On repart à neuf et j’espère qu’il s’inscrira positivement dans cette démarche. » Sur le terrain, Quesada profite de l’expérience de l’ainé. « Je me repose énormément sur lui, confie l’Argentin. Je prends les décisions comme je les sens mais il est toujours là. » Une unité qui trouve écho auprès des joueurs. « L’année dernière, il y a eu des perturbations, rappelle le centre Fabrice Estebanez. Mais on a été solidaire, que ce soit avec le staff ou avec les joueurs. Il faudra rééditer cette performance en essayant d’aller encore plus haut. »

Sylvain Reignault avec Laurent Depret