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Racing – Toulon : sur un air de barrage

Jonathan Wisniewski

Jonathan Wisniewski - -

Avec Montpellier-Clermont, l’affiche Racing-Toulon, ce samedi (15h) s’annonce comme le choc au sommet de la deuxième journée de Top 14. Une opposition dont le vainqueur lancera pour de bon sa saison.

Pratiquement trois mois jour pour jour après leur dernier affrontement en barrages du Top 14, Racingmen et Toulonnais se retrouvent pour régler leurs comptes, ce samedi (15h). En mai dernier, les Varois, grands favoris après une saison passée entre les ogres toulousains et clermontois d’un côté, et le reste de la meute de l’autre, ont eu bien des difficultés pour venir à bout des Franciliens (17-13). Cette saison, l’écart entre l’écurie de Mourad Boudjellal et celle de Jacky Lorenzetti semble s’être un peu creusé. Si le Racing n’est pas resté inactif cette intersaison, notamment en première ligne avec les arrivées des internationaux Luc Ducalcon et Dimitri Szarzewski, il peut difficilement rivaliser avec le recrutement galactique toulonnais. « Au-delà de Wilkinson, c’est toute une armada toulonnaise qui arrive très solide chez nous, prévient l’ouvreur Jonathan Wisniewski. On est plus que prévenu. On a vu à Perpignan un match très engagé et on sait à quoi s’attendre à Colombes. »

Au-delà de Wisniewski, c’est tout le monde du rugby français qui parle du RCT comme d’une « Dream Team ». Une façon déguisée, aussi, de lui mettre la pression, ce qui agasse le manageur Bernard Laporte « Cela nous fait sourire. Mais il faut qu’on parle de Toulon… Vous savez les temps sont durs, c’est la crise. Plus on parle d’un club, mieux c’est. Alors que ces gens-là continuent de parler de Toulon », ironise l’ancien sélectionneur du XV de France.

Chacun rejette la pression sur l’autre

Respectivement vainqueur de l’USAP et d’Agen à l’extérieur, Toulon et le Racing-Métro n’ont pas raté leur début de saison. Ainsi, chacun des deux camps s’est évertué cette semaine à mettre la pression sur les épaules de l’autre en le plaçant en position de favori pour ce choc.

Une manœuvre qui peut paraitre sincère côté Racingmen, comme lorsque le troisième ligne Antoine Battut louait la prestation varoise face à Perpignan et déclarait : « C’est un plaisir de s’étalonner face à des joueurs qui côtoient le plus haut niveau international. » La manière est encore plus politique et calculatrice chez Bernard Laporte : « On va jouer contre un club qui a un budget supérieur au nôtre samedi. Je suis convaincu que ces gens-là ne sont pas bêtes et que quand ils recrutent, ils recrutent bien aussi. » Une chose est sûre : le vainqueur de ce duel marquera son territoire et lancera un signe fort aux autres locomotives du Top 14.

Anthony Tallieu avec L.D et F.Ge