RMC Sport

Revol (LNR) attaque Laporte et Boudjellal

Pierre-Yves Revol

Pierre-Yves Revol - -

Dans un communiqué dont RMC Sport s’est procuré une copie, le président de la Ligue nationale de rugby (LNR) adresse une réponse cinglante aux dirigeants toulonnais, qui ont mis en cause cette semaine son honnêteté. La hache de guerre semble bel et bien déterrée entre les deux parties.

Texte du communiqué de Pierre-Yves Revol :

« Tous les acteurs de notre sport apprécieront les propos de Bernard Laporte sur l’éthique. Bernard Laporte qui m’accuse de conflit d’intérêt dans L’Equipe de ce matin. De quoi il parle ? D’un coup de fil ancien à Mourad Boudjellal où je lui ai dit, sur le ton de la galéjade à propos d’un ancien joueur de Castres évoluant à Toulon, ‘alors, tu le renvoies à Castres’. Si c’est faire le recrutement de Castres, ça... C’est n’importe quoi. Il y a des gens compétents, les entraîneurs du club pour le faire.

Ce qui ne m’empêche pas de discuter quand je le souhaite avec les joueurs d’un club dont je reste forcément proche, ce que savent tous les présidents des clubs qui m’ont élu à la LNR et surtout quand il s’agit de joueurs que j’ai moi même recruté il y a quelques années.

Cela dit, je le remercie pour son intervention. C’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase ! On va parler d’éthique à l’occasion d’une assemblée générale des clubs extraordinaire que je vais demander au Comité Directeur de la LNR de convoquer dans les meilleurs délais. On va parler entre nous de toutes les déclarations ou insultes publiques sur l’arbitrage ou sur les uns et les autres, du comportement et de la responsabilité des présidents. On va voir ce que les présidents de clubs veulent faire de notre rugby professionnel et avec qui ils veulent le faire.

La sanction de la commission de discipline contre Mourad Boudjellal a été prise en toute impartialité par la commission de discipline. Je n’ai pas participé au délibéré et je ne suis pas intervenu dans la décision, malgré tout ce que l’intéressé a pu dire ou insinuer.

Maintenant, ceux qui veulent faire passer l’arbitrage et la LNR pour le royaume des copains et des coquins, et sont en train de salir le rugby et ses institutions, n’ont qu’à se présenter aux élections. Que les grands donneurs de leçon, qui veulent révolutionner notre sport par médias interposés, à coups de déclarations fracassantes et outrancières viennent se présenter devant leurs pairs. Que celui qui traite avec mépris le rugby français de « raciste, à l’image de la France franchouillarde et conservatrice » se présente ou demande à ses amis de se présenter aux élections.

Pour ma part je me déterminerai d’ici la prochaine assemblée générale avec d’autant plus de sérénité que je ne vis pas par le rugby et que je ne veux cautionner plus longtemps ces excès déplorables. »