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Sempéré : « On a deux visages »

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Le Stade Français, 12e avec 6 points, reçoit Perpignan à Charléty ce samedi (18h30) pour un match à sacré enjeu dès la 6e journée. La semaine a été mobilisée, sérieuse, grave. Laurent Sempéré, talonneur des Parisiens, répond sans détour aux questions qui se posent.

Laurent, cette semaine a dû être difficile après la défaite sans bonus défensif à Bordeaux...

Ca a été une semaine de mobilisation, on nous a rappelé nos devoirs, s'il le fallait. Je ne pense pas que c'était nécessaire car nous sommes des grands garçons consciencieux. Mais il est vrai pour que pour le club, c'est une période importante. On a essayé de garder de la sérénité. Nous nous sommes vu un peu plus, nous sommes restés un peu plus longtemps au stade, nous avons échangé un peu plus autour de vidéos d'actions, par exemple. Il était important pour nous de parler le même rugby car il y avait certaines choses sur lesquelles nous n'étions pas sur la même longueur d'ondes, sur des petits détails.

Vous, joueurs, avez-vous été tentés de « secouer le cocotier », de vous « dire les vérités », comme on dit dans le rugby ?

Non, nous n'avons rien révolutionné ! Si une révolution avait pu être utile, on l'aurait faite ! On a vraiment envie de redresser la barre. Mais à l'heure actuelle, il n'y a pas de formule magique. Malheureusement, on passe du temps sur le terrain à construire des choses et en une demi-seconde, on le détruit. On est plus fort pour détruire que pour construire.

Pourtant, votre conquête est redoutablement efficace. Vous êtes aussi capable d'envoyer du jeu, mais aussi de concéder des essais "casquette"...

C'est vrai que nous avons deux visages, et ce n'est pas que pour une erreur. A un moment donné, on a stigmatisé la discipline, comme lors de notre premier match à Bayonne. Après, ce furent les en-avants... Il faut tous lire la même page et jouer tous le même rugby.

Pour revenir au match contre l'USAP, qu'avez-vous travaillé le plus?

On a plus parlé de nous, je le disais, nous avons deux visages. Pour le moment, ce ne sont pas les équipes adverses qui nous posent des problèmes. Nous n'en sommes pas encore arrivés au point où on fait du technico-technique sur l'adversaire. On se regarde, on essaye de mettre notre jeu en place parce que nous voyons que ce ne sont pas les autres qui nous font déjouer, on se fait déjouer tout seuls...

Propos recueillis par Laurent Depret