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Szarzewski : « C’est mission impossible »

Dimitri Szarzewski

Dimitri Szarzewski - -

Pour se hisser en demi-finale du Top 14, le Racing Métro 92 devra créer l’exploit en barrage sur la pelouse de Toulouse , double champion de France en titre. Capitaine et talonneur du club francilien, Dimitri Szarzewski mesure l’ampleur du défi qui attend son équipe ce vendredi (21h).

Dimitri, dans quel état d’esprit votre équipe a-t-elle préparé ce match à Toulouse ?

La semaine est passée très vite. On est déjà à la veille du match de barrage, on n’a pas vu le temps passer. J’ai senti plus de pression que d’habitude à l’entraînement. J’espère que c’est bon signe. Ces derniers temps, aux entraînements, on était un peu trop approximatif à mon goût. Je voulais que le dernier entraînement soit impeccable et ça n’a pas été le cas. Mais mieux vaut faire des erreurs à ce moment-là que le jour J. On sera peut-être plus libéré vendredi.

Comment appréhendez-vous cette rencontre ?

On sait ce qui nous attend, c’est mission impossible. S’imposer à Toulouse pour un match de barrage, ça va être compliqué. Mais on va se donner à 200% dans la bataille, et on verra ce qui se passera. C’est vrai que les Toulousains ont l’habitude de jouer ce genre de rencontres. On va y aller avec nos armes et on verra ce qui va se passer. Ça se jouera sur des détails, j’espère que le ballon rebondira en notre faveur.

« On a déjà déjoué les pronostics »

Sentez-vous l’équipe marquée par les échecs passés lors des phases finales ?

Je n’étais pas là avant, mais je sens un peu de frustration par rapport à ça. Le Racing s’est toujours qualifié pour les phases finales, mais ne les a jamais gagnées. La dernière fois, ça s’est joué à pas grand-chose contre Toulouse (défaite 27-26 au Stade de France le 30 mars, ndlr) et je pense que ça ne se jouera pas à grand-chose non plus vendredi. On était déçu de la défaite. Ils étaient venus avec leur grosse équipe faire le coup parfait chez nous, mais on a pu s’apercevoir qu’on les a perturbés sur certains points. On essayera de le refaire demain soir (vendredi).

Comment décririez-vous cette saison ?

Tout au long de la saison, on a déjoué les pronostics, donc j’espère que ça va continuer. On a eu une saison compliquée, avec des hauts et des bas. Le fait de s’être qualifié, ça nous a fait relâcher la pression… Mes dernières phases finales, c’était en 2009. Quand on a la chance d’y être, il faut savourer ces moments-là. Après, tout peut se passer. Si on arrive à s’imposer à Toulouse, il y aura une demi-finale, puis une finale… On aimerait disputer ces trois prochains matches, ça ne dépend que de nous.

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Propos recueillis par Laurent Depret