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Top 14, Toulon : comment Diego Dominguez a géré sa semaine sous haute pression

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Invité ce lundi soir de Direct Laporte, sur RMC, Diego Dominguez est revenu sur la victoire importante que le RCT a obtenue dimanche en Top 14 face à Toulouse (15-32). Et plus précisément sur la préparation de ce choc, durant une semaine où son avenir n’a cessé de faire l'actualité.

Souriant et un brin rieur. C’est le ton qu’avait ce lundi soir Diego Dominguez au micro de Direct Laporte, sur RMC. Logique, alors que le RCT, dimanche à Toulouse, était au bord de la crise profonde après sa sortie de route la semaine précédente, à domicile, contre Brive (21-25), que le technicien argentin jouait aussi sa tête sur la pelouse du Stadium et que l’affaire s’est merveilleusement conclue par un succès solide et prometteur (15-32). De quoi avoir le sourire forcément, surtout à la sortie d’une semaine éprouvante, lors de laquelle le coup de sang de son président Mourad Boudjellal contre ses joueurs et les rumeurs autour de l’arrivée éventuelle de Fabien Galthié n’avaient pas contribué à alléger l’atmosphère.

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« Vous savez… Ce n’est pas ça qui va me faire perdre ma lucidité, a affirmé Dominguez. La pression, ici, tu l’as tous les jours. Dans cette région, il y a de la pression et il faut gagner. Quand on fait un match comme celui qu’on a fait à Brive, un match nul où les joueurs et moi, qui suis responsable, n’avons pas été bons, il fallait se relever. C’était normal d’avoir de la pression. Mais quand on est face à une tempête, il ne faut pas perdre la lucidité. Tu as quarante joueurs devant toi, il faut les remotiver, leur redonner confiance. J’étais convaincu par mon équipe. L’équipe n’est pas nulle, on n’est pas nul. On a des très bons joueurs avec un bon esprit. On est passé à côté... S’il y avait bien un jour où il ne fallait pas le faire, c’était celui-là. C’était le premier match à Mayol. Ça a réveillé l’équipe et en a ramené beaucoup sur terre. »

« Chacun est responsable de ses paroles »

« Dans la semaine, j’ai été clair avec les joueurs, a poursuivi Dominguez. Je leur ai dit qu’il n’y avait pas le feu et qu’il fallait qu’ils se concentrent uniquement sur leur jeu. Je leur ai dit que si moi, j’étais tranquille, ils devaient l’être aussi. Maintenant, il faut confirmer. Sinon, on va passer pour des caves. On a quatre gros matches très difficiles avant d’attaquer la Coupe d’Europe. Je ne l’ai jamais dit, mais on a 17 joueurs blessés, 17 joueurs de top niveau. On va préparer match après match. Petit à petit, on met un pied devant l’autre. »

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Quid de sa relation avec son président, Mourad Boudjellal ? L’ancien buteur du Stade Français a préféré botter en touche. « J’ai toujours eu des relations toujours très professionnelles avec tous mes présidents, a-t-il confié. Je suis une personne qui marche droit. Quand je prends une responsabilité, je mets tous les moyens pour la porter jusqu’au bout. » Et Dominguez n’a pas été plus disert lorsqu’on lui a rapporté les doutes que tient son président à son égard.

« Chacun est responsable de ses paroles. Je ne fais pas de commentaires sur les paroles des autres, a martelé le coach toulonnais. Je prépare l’équipe pour l’amener jusqu’au bout. C’est ça l’objectif que je me suis fixé. Ça va être difficile. La route va être longue. On sort de la période glorieuse de Bernard (Laporte, ndlr). Mais j’ai confiance. Avec de la constance et un peu de chance, on va y arriver. »