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Toulon a tout bon

Toulon et Laurent Emmanuelli repartent de bon pied...

Toulon et Laurent Emmanuelli repartent de bon pied... - -

Le RCT s’est imposé avec panache face à Biarritz (38-26). De quoi remettre les joueurs d’un Philippe Saint-André soulagé dans la bonne direction.

Pour leur premier match en 2011, les Varois avaient pris la bonne résolution d’élargir le jeu et leurs idées. Surtout, ils voulaient oublier l’amère défaite à Bayonne (20-9) il y a quatre jours. C’était déjà l’année dernière et le RCT, depuis que Mourad Boudjellal a pris en mains sa destinée, a plutôt tendance à regarder devant que derrière : « On veut attraper une demie au Vélodrome. On veut vivre ça. Ce sera compliqué (…) mais on doit finir comme Marc Raquil quand il reprenait tout le monde dans les derniers mètres », s’est emballé le président du RCT.

Au bénéfice de leur succès, les Toulonnais échangent leur place avec Biarritz et réintègrent le Top 6, l’objectif minimum. Les Basques ont le même. Ce qui a donné un duel enlevé parsemé de six essais et d’un suspens dont Mayol s’est délecté. « Je pense que les gens se sont régalés, avec du beau rugby, deux équipes positives, qui jouent, savoure Philippe Saint-André. Mission accomplie. Il ne fallait pas perdre. Ça été difficile, compliqué. Mais on a eu beaucoup d’intentions, même si on n’a pas su tuer le match. »

Boudjellal : « On est dans les clous »

Il a raison. Crispés de devoir défier une nouvelle fois la force basque, les Varois sont pris à froid par Balshaw qui lance les hostilités. La première période est hachée, comme le prouvent les deux cartons jaunes, un dans chaque camp. Les mots de Philippe Saint-André à la pause (14-16) portent vite leurs fruits. Wulf y va d’un doublé, Sinzelle et Lovobalabu font croire à un bonus dont la flèche Ngwenya va les priver. Pas de quoi gâcher la fête pour Mourad Boudjellal : « On est capables du meilleur comme du pire. Aujourd’hui, on peut prendre le bonus offensif ou bien perdre ! Mais on est dans les clous », sourit-il.

Il en saura bientôt plus sur les ambitions possibles de son club. Dès dimanche prochain, les Varois montent à Paris pour le duel des ambitieux face au Racing. Ils enchaîneront avec une parenthèse européenne cruciale : « On fêtera la nouvelle année après La Rochelle (dernier match avant la trêve internationale). D’ici-là, on a que des monstres sur notre route : Le Racing, le Munster, les Ospreys. » Un problème de riche dont il ne se plaindra sûrement pas. 

Silvère Beau avec Julien Landry à Toulon