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Toulon-Racing : pluie d’étoiles sur Mayol

Jonny Wilkinson

Jonny Wilkinson - -

Toulon affronte le Racing Métro ce vendredi à Mayol (20h50), à l’occasion de la 2e journée du Top 14. Une affiche de prestige entre deux clubs aux ambitions démesurées et dont les effectifs regorgent de stars.

Mayol va rugir de plaisir ce vendredi. Dans la bouillante enceinte varoise, qui sera pleine à craquer (15 432 spectateurs), les stars seront partout. Sur la pelouse, sur les bancs de touche et dans les tribunes. Après avoir décroché le nul à Montpellier lors de la 1ère journée (22-22), Toulon s’offre un 2e choc consécutif ce vendredi en Top 14 (20h50). « LE » choc de ce début de championnat, entre deux machines aux effectifs démesurés et qui débordent d’ambition, à la fois en Top 14 et en H Cup. Et cela va se voir à l’entrée des joueurs sur le terrain. Dresser la liste des internationaux qui fouleront la pelouse équivaudrait quasiment à faire un copier-coller de la feuille de match.

Si le RCT ne pourra pas compter sur Bryan Habana, retenu en sélection sud-africaine, le Racing Métro va sortir pour la première fois Jamie Roberts, l’imposant trois-quarts centre gallois, qui se frottera à Mathieu Bastareaud. Mais tous les projecteurs seront évidemment braqués sur le duel d’ouvreurs Wilkinson-Sexton. Deux références incontestées au niveau mondial. Au sujet du champion du monde anglais, l’Irlandais du Racing ne tarit pas d’éloges : « C’est probablement l’exemple que tous les jeunes ouvreurs voudraient suivre. C’est incroyable ce qu’il a fait à Toulon. J’espère que dans quelques années, quand les gens parleront de moi, ils utiliseront les mêmes termes qu’ils utilisent pour lui, voire même seulement la moitié. On veut tous lui ressembler. »

Labit : « Je ne pense pas que Laporte nous en veuille »

Le spectacle ne se limitera pas au rectangle vert. A la tête de Castres l’année dernière, le duo Laurent Labit-Laurent Travers avait brisé les rêves de doublé toulonnais en s’imposant en finale du Top 14 (19-14). Désormais, c’est sur le banc du Racing que les deux hommes officient. Ce qui inquiète un peu Mourad Boudjellal : « Ils ont un énorme défaut : ils savent bien jouer contre nous. Ça c’est énervant parce qu’on a toujours eu du mal contre eux. »

De quoi inquiéter Bernard Laporte ? « Le Racing est une équipe compétitive, qui annonce haut et fort la couleur, lance le manager toulonnais. C’est un concurrent direct. » « Tout ça c’est du passé, tempère quant à lui Laurent Labit. On est tourné vers le présent et l’avenir. Je ne pense pas que Bernard nous en veuille avec le palmarès qu’il a. On aimerait bien avoir le sien. » L’autre face-à-face sera celui des présidents. D’un côté le truculent Mourad Boudjellal, toujours prompt à mettre les pieds dans le plat. De l’autre Jacky Lorenzetti, plus discret mais pas moins actif.

De la revanche dans l'air

L’an passé, c’est le club francilien qui était venu s’imposer à Mayol (19-15). Si Bakkies Botha, le 2e ligne toulonnais, assure ne pas être « focalisé sur le fait de se venger », Mourad Boudjellal pense que quoi qu’il se passe, les deux équipes devraient être amenées à se croiser souvent cette saison.

« J’ai le sentiment que cette année, ça va se jouer en trois rounds, annonce-t-il. On joue le premier vendredi, il y aura un vainqueur aux points. Au match retour (29 décembre, ndlr) aussi. Et il y a aura peut-être un vainqueur par KO au 3e round. » Par exemple le 31 mai prochain, en finale du Top 14 ?

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AA avec LD et YP