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Toulon revient de loin

Mathieu Bastareaud de retour à Paris sous le maillot de Toulon

Mathieu Bastareaud de retour à Paris sous le maillot de Toulon - -

Toulon a décroché le nul à la sirène mais a perdu Wilkinson face au Stade Français (19-19) ce samedi. Les Varois restent sur le podium, les Parisiens à la dernière place qualificative pour les barrages (6e).

C’est un match nul dont Toulon est sorti vainqueur. S’il y a partage des points, les visages parisiens à l’issue du choc trahissaient une lourde déception quand les Varois rayonnaient de bonheur. Dans un Stade de France tout à fait dégelé, la cloche accompagne le dernier assaut des joueurs de Bernard Laporte. Menés de sept points, bonus défensif en poche, il leur faut un miracle pour venir cueillir le nul. Le troisième ligne Steffon Armitage s’arrache pour un essai en coin, que Matt Giteau, collé à la ligne, transforme. « C'est bien de ramener deux points. Ce qui est bien surtout, c'est l'état d'esprit manifesté », glissa Bernard Laporte.

Sur le plan arithmétique aussi, l’opération est plus profitable aux Sudistes qu’aux Parisiens. Toulon demeure solidement accroché au podium, bercé par trois matches de rang sans défaite. « On était en confiance après deux belles victoires et on n’a jamais lâché. Je suis assez content », confiait Mathieu Bastareaud, qui ne quittera pas Paris sans un détour au Parc des Princes demain pour PSG-Montpellier. Seul point noir de l’après-midi, la blessure de Jonny Wilkinson, sorti à la 24e minute après une mauvaise rencontre avec Sébastien Tillous-Borde, genou et cheville droites touchés. Mais Bernard Laporte s’est voulu plutôt rassurant. « C'est moins grave que ce que nous craignions », a-t-il dit en attendant de prochains examens.

Le Stade Français sous la menace

La situation n’est pas grave mais plus compliquée pour le Stade Français, qui n’a remporté qu’un seul de cinq derniers matches et voit le Racing menacer sa sixième place, à une petite longueur. Le troisième ligne stadiste Pierre Rabadan n’a guère apprécié l’issue du match, et encore moins l’arbitrage de M. Raynal : « On a fait plus de jeu qu’eux, mais le bilan des pénalités est clair (et pas à l’avantage du Stade Français). Je ne veux pas polémiquer mais c’est agaçant », retenait-il. Un enchaînement de trois matches tout à fait abordables (Brive, Lyon, Agen) pourrait lui redonner le sourire.

Silvère Beau (avec LD)