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Toulon, une sixième de tout repos

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Toulon a écrasé Castres dans le choc de la 6e journée de Top 14 (33-12) au stade Mayol. Contestés une heure durant, les Varois ont ensuite pris la mesure de leurs adversaires tarnais pour agrémenter leur sixième victoire en autant de matches d’un bonus offensif et… d’une semaine de vacances.

Mourad Boudjellal souhaitait que Castres reprennent l’autoroute de l’enfer en repartant de Mayol. C’était l’année dernière et son vœu n’avait pas été exaucé (25-25). Mission accomplie cette année. Outre la satisfaction de leur président, les Toulonnais chassait un autre objectif : une semaine de vacances. Les Varois avaient conclu un pari avec leur manager Bernard Laporte.

S’ils gagnaient leurs six rencontres inaugurales, une partie d’entre eux aurait droit à quelques jours de vacances avant d’aller affronter Toulouse à Ernest-Wallon le week-end prochain pour un choc qui pourrait virer au flop. « Je vous garantis que ceux qui seront sur le terrain à Toulouse joueront crânement leur chance, assure pourtant l’ancien sélectionneur des Bleus. Ça ne sera pas une équipe bidon, bateau. Ce sera une équipe compétitive qui ira à Toulouse. »

Mermoz : « Le coach a décidé de nous avoir par les sentiments »

Quant aux joueurs, ils ne s’encombrent d’aucune polémique et savourent un début de saison décidément exceptionnel. « Le coach a décidé de nous avoir par les sentiments. On avait vraiment envie d’avoir une petite semaine de coupure pour certains joueurs, témoigne Maxime Mermoz. Même s’l y avait cette carotte, l’enjeu du match suffisait. » Auteur du deuxième essai, Jean-Charles Orioli va dans le sens de son coéquipier. « Vu qu’on a bien travaillé sur les 6 premiers matches, je pense que les joueurs ont mérité cette semaine de vacances », abonde le talonneur varois.

Pour autant, sur la pelouse de Mayol, comme en avril dernier, le combat fut rude. Mais cette fois Toulon a su mettre ses visiteurs au pas, décrochant un bonus offensif frappé du sceau de la maîtrise (33-12). Sous l’impulsion d’une charnière Wilkinson-Michalak qui a brillé de mille feux pour sa première association, le RCT a franchi trois fois la ligne d’en-but grâce à Giteau (8e), Orioli (28e) puis Smith (73e). « Sir Jonny » s’est chargé du reste au pied. Les journaux volaient dans les tribunes de Mayol. Castres, lui, n’avait plus qu’à prendre l’autoroute de l’enfer pour rallier le Tarn.

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Boudjellal flingue le public de Mayol|||

Le président du RC Toulonnais, Mourad Boudjellal s’est emporté à l’encontre d’une partie du public de Mayol, coupable d’avoir sifflé le rappeur Youssoupha venu chanter le Pilou-Pilou sur la pelouse. « Je ne suis pas fier d’une partie du public de Mayol. Des crétins qui ont décidé de siffler quelqu’un qui venait donner un peu d’amour pour le club Rouge et Noir et qui venait leur dire ‘’je vous aime’’ (Youssoupha). Quand quelqu’un vient chez vous et que vous le sifflez parce qu’il vient vous dire ‘’je vous aime’’, vous êtes peut-être même un salaud, a condamné le sulfureux dirigeant varois. Et ce soir, je ne suis pas fier d’être président du RCT. J’ai honte par rapport à ces gens-là. S’ils ne comprennent pas ce besoin d’amener le rugby vers d’autres cultures, c’est qu’ils ont un tout petit cerveau. Moi je pense que c’est bien d’ouvrir le rugby à d’autres cultures. Et je ne crois pas avoir insulté ma ville, le RCT, le pilou-pilou… Ceux qui ont insulté le RCT ce sont ceux qui ont sifflé en tribune. J’ai failli quitter le stade, vraiment, c’était un match important mais j’avais envie de me casser, j’avais honte ».

Jérôme Carrère avec Julien Landry