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Toulouse a sorti les muscles

Gurthrö Steenkamp

Gurthrö Steenkamp - -

Le Stade Toulousain a réalisé la très bonne opération de la 14e journée en s’imposant à Castres (16-18). Une performance qui relance le double champion de France en titre, qui restait sur deux défaites consécutives.

C’est une évidence, Guy Novès ne gardera un souvenir impérissable de cette fin d’année 2012. Mais nul doute que la victoire obtenu ce dimanche après-midi à Castres, sur le terrain d’un concurrent direct pour le Bouclier de Brennus, devrait redonner au manager toulousain un sourire quelque peu effacé après les deux dernières sorties de son équipe, soldées par deux défaites. Toulouse pouvait pourtant craindre un scénario catastropheavec des internationaux au repos pour faire face à une équipe tarnaise qui restait sur 8 victoires de rang toutes compétitions confondues. Et qui n’était jamais tombée à Pierre-Antoine face au « Grand frère » toulousain sous l’ère Labit-Travers.

Mais une fois n’est pas coutume, le double champion de France en titre a montré que, dos au mur, il savait trouver les ressources mentales nécessaires pour rebondir. Et du mental, il en fallait pour ne pas s’écrouler après l’essai gag encaissé en tout début de partie, avec une naïveté coupable de Clément Poitrenaud sur un coup de pied trop long de Cabannes dont profitait un Marc Andreu beaucoup plus tranchant (8e). Une première banderille castraise qui avait pour effet de piquer l’orgueil des partenaires de Thierry Dusautoir.

Le retour salvateur de Beauxis

Pour se rassurer, Guy Novès avait décidé de sortir les muscles et de se recentrer sur les fondamentaux. Du lourd – Galan, Albacete, Jauzion, en plus des habituels Steenkamp, Millo-Chluski ou Dusautoir – à défaut de génie pour remettre en selle une équipe stérile d’essais lors de ses deux dernières sorties. Une stratégie qui s’est avérée payante à Pierre-Antoine. Plus puissante à l’impact et en mêlée, l’artillerie lourde toulousaine a considérablement gêné une défense castraise qui, sans jamais encaisser le moindre essai, fut contrainte de se mettre régulièrement à la faute.

Pilonné par une équipe délaissant les envolées spectaculaires sur les ailes pour se concentrer sur le jeu d’avant, le CO offrait à Lionel Beauxis – de retour à l’ouverture – des munitions qu’il ne gâchait pas. Trois pénalités en première période (13e, 33e, 40e), trois en seconde (51e, 60e, 65e), l’international français a soigné sa rentrée, permettant à son équipe de s’imposer – comme en ouverture de la saison – d’un souffle (16-18) face à une formation castraise accrocheuse. Un petit rien qui empêche une fois de plus le CO de bousculer la hiérarchie des géants du Top 14.

Anthony Tallieu