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Toulouse est toujours là

William Servat

William Servat - -

Dominateur de bout en bout, le double champion de France en titre a écarté le Racing-Métro ce vendredi en barrages (33-19). Les Toulousains, qui défieront Toulon le 24 mai à Nantes, sont plus que jamais candidats à leur propre succession.

Les grands champions répondent toujours présent le jour J. Une donnée maintes et maintes fois éprouvée, démontrée, affichée et que le Stadium a pu apprécier vendredi soir. Que Gonzalo Quesada n’a pu que constater. Et que ses joueurs n’ont pu faire mentir, après 80 minutes d’un combat acharné, d’une résistance remarquable aussi, face au Stade Toulousain (33-19). Mais les Rouge et Noir, demi-finalistes du championnat depuis 19 printemps maintenant, ne comptaient pas résilier leur abonnement. Encore moins à domicile. Et encore moins lors d’une saison marquée par les blessures, les doublons et ponctions internationales qu’aura effectué le XV de France dans son effectif au cours du Tournoi des VI Nations. Et par cette élimination dès les phases de poules de la H Cup.

Moins en vue que Clermont et Toulon, moins « ogre » cette saison que les deux précédentes, Toulouse avait le couteau entre les dents au coup d’envoi de ce barrage. Il l'aura fini les bras levés, le poing rageur, le sourire aux lèvres, une image déjà vue un peu plus tôt cette saison, lorsque ces mêmes Rouge et Noir s’étaient rappelés aux yeux de tous en stoppant net l’impressionnante série de victoires (9) des Racingmen, fin mars (27-26). A l’époque, c’était un essai sur le fil de Clerc qui avait permis aux protégés de Guy Novès d’arracher ce succès. Vendredi soir, malgré la belle résistance des Parisiens, le succès toulousain n’aura pas attendu la sirène pour se dévoiler. Jamais les Rouge et Noir n’ont été menés par leurs adversaires. Jamais Toulouse, dominateur de bout en bout, n’a baissé de rythme. Poitrenaud, Jauzion, Huget, Médard, Fickou… les arrières locaux ont fait le show et c’est le dernier qui inscrit le premier essai des siens (17e). Le Racing, maintenu à flot par Wisniewski, réplique par Matadigo, parfait finisseur d’une superbe action emmenée par Bobo (35e). 14-11 à la pause. Les Franciliens sont encore dans le coup.

Picamoles, pourtant donné incertain avant le match, se met à son tour en évidence, bonifiant un excellent travail de ses avants (52e). Chavancy s’arrache après une fixation d’Hernandez pour ne pas laisser Toulouse s’échapper. Mais Wisniewski, déjà maladroit sur l’essai de Matadigo, ne transforme toujours pas. McAlister (24 points), lui, ne se fait pas prier pour sanctionner chacune des fautes d’indiscipline adverses. Les points filent, le Racing, qui avait pourtant axé sa semaine sur la récupération, flanche physiquement. Wisniewski (9 points) tente bien de limiter la casse mais Toulouse s’échappe inexorablement. Où ? Vers une qualification amplement méritée pour les demi-finales du Top 14, pour ce 20e rendez-vous consécutif dans le dernier carré des phases finales. Vers un choc qui fait déjà saliver face à Toulon, le 24 mai prochain à Nantes. Et vu l’explosion de joie côté toulousain, en tribunes comme en bord de pelouse, on l’aura compris : le Stade n’est pas mort. Et il faudra bien, plus que jamais, compter avec lui pour le titre.

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