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Toulouse fait-il toujours peur ?

Thierry Dusautoir, capitaine de Toulouse

Thierry Dusautoir, capitaine de Toulouse - -

Après une année sans titre, Toulouse a repris le Top 14 par une défaite à Bordeaux (31-25). Suffisant pour parler de déclin ? Bayonne, adversaire des Rouge et Noir ce samedi (18h30), n’y croit pas une seconde.

Une année sans titre à Toulouse est devenue une telle surprise qu’elle interroge beaucoup. Et la saison 2012-2013 ne déroge pas à la règle avec une élimination dès la phase de poule en H Cup (une première depuis 2007) et une autre en demi-finale de Top 14 après avoir dû passer par un barrage. Mais plus que les saisons précédentes, le Stade a été particulièrement bousculé par une concurrence toujours plus aiguisée avec l’arrivée massive des « nouveaux riches », Toulon, le Racing voire Montpellier. Battu d’entrée à Bordeaux cette saison (31-25), l’ogre du rugby depuis les années 90 (9 titres de champion de France et 4 Coupes d'Europe) vacille. Et offre un espoir nouveau chez les adversaires de venir titiller une bête plus si intouchable que cela.

« Cette période-là, où Toulouse dominait le championnat de la tête, des épaules et même du ventre, ce n’est plus le cas depuis de nombreuses années, convient Yannick Nyanga, troisième ligne international. Ça fait un petit moment que l’on est moins seuls. Et là, il y en a encore plus qui se mettent dans la danse. Mais c’est d’autant plus excitant à jouer et à préparer.» Ce samedi (18h30) à Ernest-Wallon, l’équipe de Guy Novès devra de nouveau se retrousser les manches face à une équipe de Bayonne, premier leader de la saison après son succès bonifié face à Oyonnax (39-11). Même si du côté de l’Aviron, on ne fanfaronne pas après le souvenir douloureux d’une cuisante défaite concédée la saison passée à Jean-Dauger (35-6) face à des Toulousains qui restaient sur un revers à Perpignan.

Deylaud : « Ça reste une machine de guerre »

« Je suis toulousain donc ça me fait un peu rigoler. Ça reste une machine de guerre, promet Christophe Deylaud, entraîneur des arrières du club basque et ancien ouvreur des Rouge et Noir. Un jour ils peuvent passer à côté et le lendemain être à 200% pour mettre une correction à tout le monde. Ils vont vouloir remettre les choses à l’endroit pour montrer à tout le monde que le Stade Toulousain existe encore et qu’il ne faut pas les enterrer trop vite. » Avec 40% de défaites enregistrées sur l’année civile de 2013 (neuf victoires pour six défaites), Toulouse marque une stagnation statistique réelle.

Même s’il ne faut pas oublier que le club de René Bouscatel reste sur 20 demi-finales consécutives en Top 14. Et que cette année, les noms de certaines recrues (Hosea Gear, Chiliboy Ralepelle, Iosefa Tekori ou Jano Vermaak) n’ont rien à envier à ceux des autres grosses écuries. « Si on arrive à les contenir, je pense qu’on aura les armes pour au moins retarder l’échéance, estime le capitaine bayonnais, Julien Puricelli. J’espère que 80 minutes ça ne sera pas trop long pour nous samedi.» Signe, s’il en fallait un, que ce Stade, même moins flamboyant, inspire toujours la crainte.

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Nicolas Couet avec Wilfried Templier et Olivier Schwarz