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Toulouse, un champion bien armé

Bouclier de Brennus 2011

Bouclier de Brennus 2011 - -

Le champion de France en titre s’apprête à rentrer avec la ferme intention de conserver son bien. Un objectif qui débute dès ce soir face à Castres, pour le compte de la 1ère journée (21h). Guy Novès dispose cette année de toutes ses forces vives d’entrée, et d’un effectif peu retouché.

Faire du neuf avec du vieux, voilà ce qui pourrait qualifier ce Stade Toulousain version 2012-2013. Un effectif comme souvent peu remanié, véritable marque de fabrique de la maison Rouge et Noire, avec sept départs et seulement cinq arrivées. Mais la véritable nouveauté par rapport à l’année dernière est que Guy Novès n’aura pas à se priver durant tout le début de saison de sa pléiade d’internationaux. Ni, ce soir pour la 1ère levée du championnat face à Castres (21h). A même époque, ils étaient treize à être partis en découdre au Mondial en terres maories, forçant le technicien toulousain à procéder à une large revue d’effectif, se transformant parfois en magicien pour coucher 23 noms sur les feuilles de match.

Cela n’avait pas empêché le club de la ville rose d’aligner six victoires en huit rencontres, et de suivre le rythme effréné de Clermont. Mais pouvoir démarrer la saison avec Luke Burgess, Census Johnston, Gurthrö Steenkamp et les internationaux français change tout de même la donne, comme l’explique Clément Poitrenaud. « La saison dernière, nous avions commencé à bosser un certain nombre de choses, et il avait fallu un peu tout recommencer au retour des mondialistes, rappelle l’arrière français. Cela avait créé un déséquilibre dans le jeu. Cette année, tout a été abordé par tous les joueurs en même temps, et il n’y a pas de risque de cassure au milieu de la saison. »

La transition en marche

L’autre grande force du Stade Toulousain est d’avoir su préparer longtemps en amont la transition avec certains cadres sur la fin (Servat, Poux, Jauzion, Sowerby) en ayant d’une part incorporé dans l’effectif professionnel des pépites comme Christopher Tolofua ou Gillian Galan, et recruté d’autre part des talents plein d’avenir à l’image du deuxième ligne Gaël Fickou (Toulon) et du pilier Antoine Guillamon (Lyon).

Les joueurs le savent, ils seront à nouveau l’équipe à battre cette année, au même titre que Toulon : « Le Stade Toulousain est quoi qu’il arrive une équipe sur laquelle tout le monde compte, souligne le capitaine Thierry Dusautoir. Chaque année, on sait très bien que nous serons attendus donc je ne vois pas pourquoi cela changerait. » Mais pas question pour autant de s’enflammer pour le manager Guy Novès, et de parler de 20e bouclier de Brennus avant l’heure : « Un titre solde la fin d’une saison. Là, nous redémarrons sur une ligne de départ sans avoir l’impression d’être déjà champion de quoi que ce soit. » Avec une puissance de feu toujours aussi impressionnante, le Stade Toulousain se présente néanmoins comme un des grands favoris à sa propre succession. A confirmer, dès ce soir, face aux outsiders castrais.

Anthony Tallieu avec Wilfried Templier