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Traille : «Je veux me fixer en dix»

Damien Traille

Damien Traille - -

Avec ses 72 sélections en équipe de France, le monument biarrot annonce sa volonté de jouer à l’ouverture en club. Un nouveau pari à un peu plus d’un an de la prochaine Coupe du monde.

Dans quelle mesure les premiers matchs de championnat déterminent-ils la suite de la saison ?
Le début du championnat est primordial. On l’a vécu l’année dernière lorsqu’on s’est raté lors de notre première réception contre Castres. On a trainé cette défaite comme un boulet toute la saison. Quand on voit qu’on finit à quatre points du sixième, c’est la victoire qu’on avait loupé dès l’entame. Le début de saison est important pour se placer de suite en haut du tableau et travailler dans la confiance et la sérénité.

Vous le dites, l’an dernier, vous n’êtes pas dans les six premiers. C’est forcément un échec malgré la finale de H-Cup…
L’objectif était de se qualifier dans les six premiers pour assurer une place en Coupe d’Europe. Malheureusement, on a eu une grosse période creuse qui a fait qu’on était dans le fond du classement. Puis dans la seconde partie de championnat, on a su être plus réguliers. Mais si on avait été qualifiés pour les barrages, on n’aurait pas été capables de jouer sur les deux tableaux. Donc cette année, on va faire en sorte de faire un bon début de championnat et d’être réguliers dans les deux compétitions. Pour ce faire, la priorité de la préparation a été basée sur le physique pour éviter d’avoir des blessés trop tôt dans la saison. Aujourd’hui, on a un effectif quasi-complet qui va nous permettre de débuter le championnat dans les meilleures conditions.

Autre enjeu plus personnel, vous avez annoncé que vous vouliez vous mettre à l’ouverture. À 13 mois de la Coupe du Monde, qu’est-ce qui dicte ce choix ?
J’arrive à une période de ma carrière où je pense que j’ai assez de maturité et d’expérience pour remplir ce rôle de demi d’ouverture. Un poste que j’ai toujours apprécié et aimé jouer. J’ai décidé de m’y fixer car au centre, j’ai fait le tour de la question. J’en ai discuté avec Julien Peyrelongue (autre demi d’ouverture biarrot, ndlr) qui savait que quelqu’un allait arriver. Aujourd’hui, on est assez grands garçons pour pouvoir partager ce rôle et s’aider l’un l’autre. Ça me met un challenge supplémentaire tout en sachant que je veux faire partie du groupe pour la Nouvelle-Zélande.

Recueilli par Laurent Depret