RMC Sport

Wisniewski : « Travailler pour revenir en bleu »

-

- - -

Jonathan Wisniewski est un des hommes en forme de la saison du Racing Métro 92. L’ouvreur affiche ses ambitions à deux semaines de l’annonce par Marc Lièvremont de la liste pour la Coupe du monde en Nouvelle-Zélande.

Jonathan Wisniewski, vous êtes aujourd’hui l’ouvreur titulaire au Racing-Métro 92, et pourtant vous avez dû vous faire une place entre les Hernandez et Mehrtens. Quel bilan faites-vous de vos derniers mois ?

Je ne fais pas un bilan aujourd’hui. Je continue à travailler, je m’implique dans les séances. Ça se passe bien. Je le prends avec beaucoup de bonheur, mais je ne me pose pas plus de questions que ça.

Vous êtes originaire de Gaillac. Etait-ce facile de venir jouer à Paris ?

Ça été plutôt bénéfique. Le fait d’arriver à Paris m’a permis de découvrir de nouvelles choses, de me rendre compte qu’il n’y avait pas que le rugby dans la vie. Je me suis rendu compte qu’avant cela, je vivais rugby. En arrivant à Paris avec mon amie, on a commencé à sortir, vivre et découvrir la vie parisienne. Ça m’a offert un véritable équilibre.

Et au Racing, vous avez travaillé avec Pierre Berbizier. Vous a-t-il inspiré ?

J’ai essayé de m’inspirer d’un peu tout le monde. De l’expérience de Pierre, de Simon Mannix (l’entraîneur adjoint et ancien ouvreur, ndlr), d’Andrew (Mehrtens). Ce poste de 10 est très compliqué. J’ai cherché à m’inspirer de toutes les expériences autour de moi. Pierre m’a surtout apporté de la rigueur, du sérieux, cette faculté qu’il a à ne pas lâcher les hommes. Ça m’a permis de franchir un cap.

En novembre dernier, vous êtes appelé en équipe de France, et pourtant vous quittez le groupe sans jouer…

Je me suis blessé à un genou, et c’est vrai qu’il y a eu de la frustration. Mais après cela, je n’ai eu qu’une envie, c’est de travailler pour revenir en bleu un jour. Juste l’envie de me dire que je suis sur la bonne voie.

« Chabal est toujours autant impliqué »

Suivez-vous plus l’équipe de France ?

Depuis tout gosse, je suis supporteur de l’équipe de France. Ça n’a pas changé. Je regarde les Bleus avec le même plaisir.

Avec l’envie d’y revenir pour la liste du 11 mai pour la Coupe du monde ?

Je ne me suis pas trop posé la question. Je pense avant tout à la fin de saison excitante avec le Racing. Nous avons de gros matchs contre le Stade Français, c’est la vraie priorité. J’ai croisé ce bout de bois (le Bouclier de Brennus, trophée décerné au champion de France, ndlr) depuis tellement longtemps. Se dire que le nom de son équipe reste gravé à vie dessus, c’est magnifique. On est proche, mais on reste lucide car il reste de belles équipes.

On sait que le président Lorenzetti est obsédé par ce titre, cela rejailli-t-il sur le club ?

Il n’y a pas d’obsession Brennus. La seule obsession est de faire grandir le club. Il y a encore deux ans, nous étions en D2.

Sébastien Chabal défraie actuellement la chronique après ses propos contre les arbitres (il les a notamment traités de "nuls"). Comment va-t-il ?

(Cet entretien a été réalisé juste avant que le troisième ligne soit suspendu par son club.) Le terrain reste notre priorité. Cet après-midi, Sébastien était très impliqué à l’entraînement avec le groupe. On ne fait pas attention à ce qu’il se passe autour. On le sent toujours aussi impliqué, avec autant d’appétit pour cette fin de saison.

Moscato Show