RMC Sport

Bastareaud provoque la polémique

-

- - -

En marge de la préparation d’Irlande-France, ce dimanche (16h) à Dublin, Marc Liévremont et le Stade Français se livrent une guerre médiatique féroce. Objet de la discorde : les motifs de la non sélection du centre parisien.

Mathieu Bastareaud n’est pas à Marcoussis, pourtant il n’en finit plus de faire l’actualité. Son interview au Midol où il déclare notamment « avoir fait le deuil des Bleus » a fait réagir presque malgré lui Marc Liévremont. « Je dois vraiment en parler ? », s’interroge-t-il avant de donner son avis. « On sent un garçon désemparé, glisse-t-il. C'est plutôt triste qu'autre chose. » Visiblement, le sélectionneur des Bleus n’est pas en colère contre le centre parisien. « J’en veux plutôt aux gens qui pensent lui rendre service et qui à mon avis font tout le contraire de ce qu’il faudrait faire. » Marc Liévremont n’a pas apprécié non plus le « message d’insultes » reçu de la part de Max Guazzini le soir du comité de sélection mettant en doute son courage, ou le silence de Michael Cheika après avoir tenté de le joindre.

Lorsqu’on lui a rapporté les propos de Marc Lièvremont, l’entraîneur du Stade Français a réagi dans l’instant, entre fausse courtoisie et vrai agacement. « Je ne l’ai pas rappelé ? Mais lui m’a appelé deux jours avant de dévoiler sa sélection. S’il avait vraiment voulu mon opinion, il m’aurait appelé deux semaines avant. Je n’ai rien à voir avec l’équipe de France. S’il parle de nous, c’est qu’il recherche des excuses », s’est emporté l’Australien.

Cheika : « Liévremont se cherche des excuses »

Cheika n’était en revanche pas au courant des bisbilles entre son président et Lièvremont. Ce qui ne l’empêche pas d’avoir une idée sur la question. « Je ne sais pas ce qu’il a dit au sujet de Max Guazzini. Mais il y a beaucoup de gens qui boivent du champagne avec Max quand il en offre au Stade de France, et qui après parlent mal de lui. Je crois en l’honnêteté. S’il veut critiquer, qu’il appelle Max en personne. La presse n’est pas la bonne place pour parler d’affaires privées entre les gens. » 

Entre l’histoire de la table de nuit en Nouvelle-Zélande ou des recommandations publiques peu appréciées par Bastareaud, l’idylle entre le joufflu centre parisien et les Bleus aura fait long feu. Lui parle déjà de « deuil » et Lièvremont ne se fait pas prier pour enterrer un peu plus les illusions de Bastarocket. « Même si j'ai toujours cru qu'il avait un fort potentiel, je suis là pour sélectionner des joueurs compétitifs et des garçons responsables. Aujourd'hui, je ne suis pas sûr que Mathieu remplisse une des deux conditions. » Sévère mais pas forcément injuste.

S.B. avec A.A et L.D.