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Chabal : « Je sors la tête de l’eau »

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Une semaine après l’humiliation de Twickenham (10-34), l’équipe de France et Sébastien Chabal seront en quête de rachat pour leur dernier match du Tournoi 2009 en Italie.

Comment se servir de la défaite en Angleterre (34-10) pour bien aborder le déplacement en Italie ?
Oublier (sourire) et regarder devant pendant cette fin de semaine pour bien se préparer. Il faut repartir de zéro en pratiquant un rugby basique pour se rassurer.

Abordez-vous cette rencontre avec un esprit de revanche ?
Je ne suis pas plus remonté que ça. Je sors la tête de l’eau. J’accepte les critiques parce que je n’ai pas fait un bon match en Angleterre mais il ne faut pas tout me mettre sur le dos non plus.

Avez-vous été blessé par certaines critiques ?
Agacé plutôt. Parce qu’elles ne sont pas justes ou que c’est de la méchanceté gratuite. C’est embêtant d’être caché en conférence de presse, de ne pas poser une question et de détruire les joueurs, sûrement par plaisir…

Comment vit le groupe depuis cette déroute ?
On est mieux aujourd’hui mais le début de semaine a été difficile. On a tous revu plusieurs fois le match et on s’est auto flagellé dans notre coin. On nous a beaucoup critiqués et les coaches ont tiré les bilans du match. C’est la défaite la plus inexplicable de ma carrière parce qu’il m’a semblé qu’on était bien préparé.

Avez-vous trouvé des solutions pour l’Italie ?
On a déjà les solutions et on les a un peu appliquées en deuxième mi-temps contre l’Angleterre en faisant du jeu plus simple et direct, mais surtout en étant une vraie équipe sur le terrain. Le rugby marche avec quinze soldats qui savent dans quelle direction ils vont.

A quel type de match vous attendez-vous ?
Ce sera compliqué car cette équipe italienne est sérieuse. Elle n’est pas passée loin de battre le pays de Galles (défaite 20-15). Leur paquet d’avant est solide, notamment avec des troisièmes lignes de talent. Il leur manque peut-être un peu de joueurs créatifs derrière mais ça joue bien. Il ne faudrait pas que ça tourne au match piège.

Savez-vous déjà dans quel club français vous évoluerez l’année prochaine ?
Je ne le sais pas mais je peux vous dire que c’est plus avancé avec le Racing (Metro 92) qu’ailleurs. Je veux me donner le temps de tout soupeser. J’avais donné mon accord à Montpellier et trois semaines plus tard, le projet capotait. Aujourd’hui, je pense au Tournoi et après j’aurai un mois, un mois et demi pour aller voir et prendre ma décision.

La rédaction - Laurent Depret