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Le destin en or de Maxime Médard

Maxime Médard

Maxime Médard - -

Sacré homme du match face à l’Ecosse, l’ailier du Stade Toulousain sera l’une des principales attractions de la rencontre Irlande-France dimanche (16h) comptant pour la deuxième journée du tournoi des VI nations.

Il se dégage parfois de certains parcours une simple évidence. Tombé dans la marmite du rugby dès la naissance, le jeune Maxime Médard (24 ans) porte l’ovalie dans le sang. Alain, le père, a occupé pendant de longues années la troisième ligne de Blagnac (Haute-Garonne), fief de la famille. Il se souvient d’un rejeton sans arrêt accroché à sa « chique » : « Son doudou, c’était son ballon de rugby. J’ai des photos de lui très petit, il est avec son ballon, sans arrêt. Même quand on allait à la neige il l’emmenait. C’était sa passion. » Les premiers pas à l’école de rugby ne tarde pas à révéler un tempérament de vainqueur. « Quand il faisait les tournois même en poussin, dès qu’il perdait on passait une demi-heure à le réconforter, raconte le papa. Il fallait gagner. »

Ses racines, le jeune Maxime devenu grand ne les a pas oubliées. Venu assister au goûter de Noël de l’école du rugby de Blagnac, son passage a laissé des flopées d’étoiles dans les yeux des enfants. « Ils l’ont reconnu tout de suite, témoigne ainsi Dominique Balési, l’un des éducateurs. C’était un moment magique pour eux. Ils savent que Maxime est passé par l’école de rugby de Blagnac avant de rejoindre la grande famille du Stade Toulousain et du XV de France. » Fierté de toute une région, Médard est un pur produit du Sud Ouest, d’abord formé à Blagnac avant de rejoindre Toulouse à l’âge de 15 ans. Il y deviendra champion de France cadet et junior aux côtés d’un certain Maxime Mermoz avant de signer son premier pro alors qu’il n’a pas encore 20 ans.

Marfaing : « Un feeling qui donne envie de jouer au rugby »

Actuel meilleur marqueur du Top 14 avec 13 réalisations en 16 matchs, l’homme aux opulentes rouflaquettes, très Pays de Galles 70’s, a toujours ébloui par son potentiel. « J’ai encore en tête des essais qu’il a pu marquer, se souvient Michel Marfaing, directeur du centre de formation du Stade Toulousain. Il était capable de passer toute une défense en revue, sur un petit jeu au pied par-dessus, récupérer derrière et aller marquer. Des choses assez exceptionnelles que l’on voit très peu aujourd’hui au plus haut niveau. Il a un feeling qui donne envie de jouer au rugby. »

En sélection où il a débuté en novembre 2008, Médard semble enfin se libérer. Titulaire lors du tournoi 2009, il a disparu des tablettes du sélectionneur l’année suivante, déstabilisé par des problèmes personnels. De retour au plus haut niveau, l’homme aux sept essais en seize sélections peut compter sur le regard de son père pour garder les pieds sur terre. « Après le match, on débriefe révèle Alain. Et là, je suis sans concession avec lui. Après le match France-Ecosse, ce n’est pas lui que j’aurai élu homme du match, moi c’était plutôt Dusautoir… » Entouré, talentueux et enfin sur le chemin de la confiance avec les Bleus, la belle histoire de Maxime Médard ne fait que commencer.

SR avec JR