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Marconnet, son dernier combat…

Sylvain Marconnet

Sylvain Marconnet - -

Le pilier biarrot qui sera sur le banc à Dublin pour le déplacement en Irlande de dimanche (16h), n’a vécu qu’une phase finale de Coupe du monde. A 34 ans, il ne veut surtout pas rater le grand rendez-vous néo-zélandais, sa dernière chance de participer à un Mondial.

« La Coupe du monde est une obsession pour chacun d’entre nous. Comme tous mes coéquipiers, j’espère y être et éventuellement décrocher un premier titre mondial. » Voilà, c’est dit ! Et ce n’est pas tant son gabarit intimidant qu’une franchise bonhomme qui nous incite à le croire sur parole. Sylvain Marconnet a retrouvé l’ambition et tous les indices le placent déjà en classe business d’un vol vers la Nouvelle-Zélande à la fin de l’été.

A 34 ans, ce ne serait que sa deuxième participation à une Coupe du monde. Finaliste en 2003, il ne partage pas avec l’épreuve une grande histoire d’amour à ce jour. Non retenu en 1999 alors qu’il est la doublure de Califano durant toute la préparation, la chute sera plus sévère en 2007. A six mois de l’événement en France, Marconnet, pas aussi à l’aise en skis que sur le côté de sa mêlée, se fait bêtement une entorse tibiale. Sa course contre la montre sera vaine.

Il va rater le choc face au Stade Français

Une tragi-comédie oubliée aujourd’hui, tant le joueur, 80 fois capé, savoure son bonheur de voir la porte tricolore de nouveau s’entrouvrir. Appelé dans le groupe de trente joueurs, il est 23e homme face à l’Ecosse et sera sur le banc dimanche à l’Aviva Stadium. « Je suis ravi d’avoir un rôle à jouer. J’espère que la frustration de ne pas être au stade de France le week-end dernier pourra me servir à Dublin », rumine-t-il.

L’année dernière, l’avènement de Nicolas Mas l’a relégué au second plan. Mais depuis treize ans qu’il porte le maillot frappé du coq, Sylvain Marconnet a pris l’habitude des allers-retours. Notamment entre Paris et Dublin : « J’y ai joué mon premier match dans le Tournoi ou vécu la 100e de Pelous, qui était aussi ma 50e. » Ravi d’être du voyage irlandais, il est néanmoins chagriné de ne pouvoir jouer ce week-end le choc entre ses deux clubs de cœur, le Stade Français et Biarritz : « Mais je ne vais pas me plaindre d’être en équipe de France. »

Silvère Beau