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Papé : « Une pilule difficile à avaler »

Pascal Papé

Pascal Papé - -

Il aurait dû jouer sa deuxième rencontre du Tournoi des VI Nations contre l’Irlande samedi. Le match a finalement été annulé au dernier moment en raison du gel de la pelouse, au grand regret de Pascal Papé. Au lendemain de ce grand fiasco, le Français s’explique.

Pascal Papé, comment quand avez-vous appris le report de la rencontre ?

Nous l’avons appris trois minutes avant de sortir du vestiaire. C’est l’arbitre qui est venu nous l’annoncer avant le coup d’envoi. Nous étions surpris car nous avions fait tout l’échauffement. C’est un sentiment un peu bizarre. On passe d’une extrême motivation à une grosse déception. La pression tombe d’un coup. Les joueurs étaient très déçus et frustrés pour les supporters. Pas mal de gens économisent pour faire ce voyage. On est très déçu pour ces gens-là.

Avez-vous ressenti la colère du public ?

C’est sûr que le stade était en colère. Je ne suis pas sûr que c’était contre l’équipe de France. On n’y est pour rien. Les supporters en sont conscients. Nous sommes tributaires de la décision. On rejouera le match quoi qu’il arrive, mais voir ce match annuler cinq minutes avant, c’est moche. On subit les conséquences de ce report. C’est une pilule difficile à avaler. C’est une déception pour les gens qui ont bravé le froid. C’est assez incroyable. Nous étions bouche bée. Nous étions persuadés que nous allions jouer.

« Nous n’aurions pas pu aller au bout »

Pensez-vous que le comité d’organisation a sa part de responsabilité ?

C’est la premier fois que ça arrive dans le Tournoi des VI Nations, pourtant le Stade de France a tout mis en œuvre pour que la rencontre ait lieu. Au moment de l’échauffement, la pelouse était bien mais après, ça s’est dégradé. On a senti le terrain durcir. Nous n’avions plus d’adhérence au niveau des appuis. Sur la longueur du match, nous n’aurions pas pu aller au bout. Maintenant, notre rôle c’est le terrain. Il y a des décideurs et je préfère ne pas me pencher là-dessus.

On vous demande d’être professionnel, pensez-vous que cet amateurisme des instances soit admissible ?

C’est difficile à avaler, mais ce n’est pas à moi de donner mon avis. Maintenant, c’est sûr qu’on aimerait que ce soit professionnel dans toutes les instances du rugby.

Le Stade Français affronte Toulon la semaine prochaine. Vous ne savez donc pas qui vous affronterez la semaine prochaine…

Au pire, je peux faire le lever de rideau contre Toulon et enchaîner avec l’Irlande (Rires).