RMC Sport

Quatre semaines en ballon

Dusautoir et ses hommes repartent pour un tour

Dusautoir et ses hommes repartent pour un tour - -

Les 23 joueurs sélectionnés pour le déplacement à Murrayfield dimanche prochain se sont rassemblés dimanche à Orly. Les voilà repartis pour quatre semaines de vie commune avec en ligne de mire, quatre rencontres en un mois contre l’Ecosse, l’Irlande, l’Angleterre et le pays de Galles.

Ils ont débarqué par clan. Les Clermontois d’abord. Les Toulousains ensuite. Les Biarrots et ainsi de suite. Le Parisien Lionel Nallet a clôt le bal. Peut-être a-t-il eu du mal à quitter de nouveau le cocon familial, un peu moins de quatre mois après son retour de Nouvelle-Zélande. « En étant parisien, j’aurai cet avantage sur d’autres joueurs de pouvoir rentrer plus facilement chez moi. Quand on se retrouve sur de longues périodes comme ça, ça fait énormément de bien de voir la famille », glisse le Racingman. C’est qu’épouses et enfants pourraient se plaindre : avec ce mois entier consacré aux Bleus, ils auront été privés de leur mari ou père cinq mois sur les neuf derniers !

Le report de France-Irlande au 4 mars a condamné le XV de France à quatre nouvelles semaines derrières les grillages de ‘’Marcatraz’’. Imanol Harinordoquy a tout prévu pour éviter le coup de déprime : il a débarqué à Orly avec quatre gâteaux basques sous le bras, pour fêter dignement son 32e anniversaire lundi soir. Après cette petite respiration, le Tournoi sera leur seul objectif jusqu’au 17 mars et ce qu’ils espèrent être la finale face au pays de Galles, à Cardiff. « Ce sera une autre gestion, prévient Philippe Saint-André. On va devoir trouver des moments pour que les joueurs puissent récupérer, s’aérer l’esprit. On a aussi des parents qui auront envie de voir leurs enfants. Il y aura sans doute des demi-journées de repos », espère le manager des Bleus, qui lui aussi sera coupé des siens pendant le reste du Tournoi.

Rompus aux contraintes de leur métier et habitués aux longues absences, les joueurs préfèrent voir le verre à moitié plein : « C’est bien pour l’équipe parce qu’on va pouvoir avoir de la cohésion, jouer de mieux en mieux au fil des semaines, espère ainsi Thierry Dusautoir. Pour les joueurs c’est plus confortable au niveau mental, on pourra rester dans la compétition, ce sera peut-être plus simple à gérer. » Et tout ce beau monde s’est engouffré dans un bus direction Marcoussis. Avec le sourire.