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Saint-André en veut plus

Philippe Saint-André

Philippe Saint-André - -

Deux matchs et deux victoires pour l’équipe de France. Avant de recevoir dimanche l’Irlande, le staff des Bleus s’attend malgré tout à vivre une semaine de travail intensif car tout n’a pas été parfait à Murrayfield. Et Saint-André le sait…

Des lacunes à vite gommer
Comme au lendemain de la rencontre contre l’Italie, Philippe Saint-André s’est présenté devant la presse pour le débriefing armé de sa feuille de statistiques. Une manière pour l’entraîneur de faire preuve de précision, même si l’ancien manageur de Toulon n’avait pas besoin de ses « antisèches » pour pointer les lacunes de son équipe, notamment en première mi-temps. Un jeu au pied moyen, une touche bien trop approximative, une mêlée qui a mis du temps à s’imposer et surtout, beaucoup trop de plaquages ratés. « 146 réussis 22 loupés, c’est beaucoup trop, lâche-t-il. Si on joue les Néo-zélandais et les Gallois, Il faut s’attendre à trouver le ballon derrière les poteaux. Patrice (Lagiquet, ndlr) va avoir une bonne semaine. Ce qui est bien c’est que collectivement, on n’a pas été en difficulté, mais il faut s’améliorer dans les duels et le un-contre-un. » De l’humour et une décontraction certaine qui contrastaient avec la tension observée la veille dans sa cabine d’observation à Murrayfield. Saint-André le sait : il a encore du boulot.

Un discours à décrypter
N’attendez pas de Philippe Saint-André qu’il pointe du doigt les imperfections individuelles de son équipe. D’abord parce qu’il tient à les évoquer en privé avec ses joueurs, ensuite parce qu’il n’a pas l’intention de livrer ses hommes en pâture. Là où son prédécesseur n’hésitait pas à cibler les problèmes de sa formation, Saint-André ne parle que du positif. C’est entre les lignes qu’il faut lire ce qui n’a pas marché en Ecosse. « On n’est pas content de la défense, décrypte l’ancien capitaine des Bleus. Et ce qui est beaucoup trop récurrent, ce sont nos débuts de match. On met 20 minutes à rentrer dans la partie contre l’Italie. Contre l’Ecosse, pareil. On va essayer de trouver les solutions pour changer les choses dans la préparation du match. Et pour ne pas attendre 20 minutes pour entrer dans la partie contre l’Irlande au Stade de France. Car c’est un tout autre match qui attend les Bleus au SDF dimanche prochain. « Je pense qu’il y aura plus de tout : de vitesse, d’intensité, d’engagement physique. Mais ce qu’on perd comme fraicheur, on peut le gagner au niveau de notre organisation collective. » A surveiller…

Un groupe qui prend forme
Philippe Saint-André n’est pas un adepte du changement pour le changement. Depuis sa prise de fonction, le sélectionneur de l’équipe de France a d’abord travaillé avec un groupe de 30 joueurs. Puis David Attoub a intégré le groupe en tant que 23e homme. Entre sa liste contre l’Italie et l’Irlande (et donc l’Ecosse), il n’a effectué qu’un seul changement sur blessure avec le retour de Julien Dupuy à la place de Dimitri Yachvili. Cette fois encore, un seul changement, une fois de plus dicté par l’indisponibilité de Maxime Médard « C’est logique quand on voit l’état d’esprit et l’investissement alors que c’était compliqué après 20 minutes, glisse le technicien au moment de justifier ses choix. On sait qu’il n’y a pas beaucoup d’arrières dans le squad. Le choix s’est porté sur Clément (Poitrenaud). C’était naturel qu’il soit là. » En faisant confiance à son groupe, « PSA » cherche à travailler dans la durée tout en construisant l’avenir. Il a ainsi souvent mis en parallèle l’arrêt programmé des Nallet, Servat ou Bonnaire, et la montée en puissance de Maestri, Fofana et Malzieu. « Attention, il faudra encore se renouveler dans les années à venir », a-t-il prévenu.

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La liste dévoilée mercredi|||

Changement de programme pour l’équipe de France. Initialement prévue mardi matin, l’annonce du XV de départ qui affrontera l’Irlande, dimanche (16h) au Stade de France, ne sera connue que mercredi à 10h15. Une modification qui s’explique en grande partie par le choix de Philippe Saint-André de passer ses troupes en revue et de faire ainsi l’état des lieux de ses forces en présence. Seule certitude, Maxime Médard ne rentrera pas à Marcoussis avec ses coéquipiers. L’arrière des Bleus n’avait pas encore passé d’examens en Ecosse. C’est à Toulouse, à son arrivée, qu’il devait rencontrer les médecins pour juger de la nature de sa blessure au genou droit. Les Bleus ont donc quitté le Balmoral hôtel à 10h30 (11h30 en France) sous les applaudissements de plusieurs dizaines de supporters à l’affut d’un autographe ou d’une photo. Direction l’aéroport international d’Edimbourg. Ils se rendront ensuite à Marcoussis d’où ils prépareront leur semaine avant le rendez-vous irlandais.