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Saint-André : « Il va y avoir du changement »

Philippe Saint-André

Philippe Saint-André - -

Après la nouvelle claque reçue contre le pays de Galles, samedi, au Stade de France (6-16), lors du deuxième match du Tournoi des VI Nations, Philippe Saint-André annonce qu’il va modifier son équipe pour affronter l’Angleterre, le 23 février.

Ses mauvais choix

« Bien sûr que le staff y est pour quelque chose. On prend nos responsabilités. Automatiquement, si on perd les deux matches, c’est qu’on a fait des erreurs, on les assume, on va essayer de trouver des solutions. Le match contre l’Italie a été inacceptable dans la mesure où on mène de cinq points, on a fait le plus dur, mais on n’est pas solides défensivement et dans le premier rideau. On n’était pas aussi bons que vous pouviez le dire au mois de novembre, mais on n’est sûrement pas aussi mauvais que vous allez le dire après ces deux défaites. On va relever la tête, on va se remettre en question, on va avoir huit bons jours pour préparer Twickenham. Un stade idéal, pour les joueurs et pour le staff, pour aller défier les Anglais pour le Crunch… »

Le changement, c’est maintenant

« Qu’est-ce qu’on peut dire à part qu’on est très, très déçus. C’est sûr qu’il faut féliciter les Gallois qui, après huit défaites d’affilée, n’ont pas renoncé et ont mis énormément d’intensité. J’espère qu’on en mettra autant dans les prochains matches. Il va y avoir des changements, ça c’est sûr. Pas 23 joueurs, mais des changements. Le VI Nations est mal entamé. On est déçu, on a déçu notre public, on a déçu le rugby français… Pour sauver le Tournoi, gagner en Angleterre serait une chose rafraîchissante. Pour être honnête on espérait bien mieux de ce bloc de deux matches. On est dernier alors que toutes les autres équipes ont au moins une victoire. Il faut l’assumer, il nous reste trois matches, on va préparer avec le plus de générosité, de professionnalisme, d’envie, ce match en Angleterre ».

Le haut niveau ne pardonne pas

« Tout n’est pas remis en cause. Tu t’aperçois juste de la réalité du très haut niveau. Les Gallois, l’année dernière, font le Grand Chelem. Ils perdent ensuite huit matches d’affilée et là ils viennent gagner en France. Nous, on n’était pas bien l’année dernière au VI Nations, on fait une tournée en Argentine mitigée, au mois de novembre on finit 4e au classement IRB, on met 40 points aux Australiens, tout va bien, et là on est derniers du VI Nations. Ça va très, très vite, l’efficacité d’une équipe, la balance d’une équipe... Quand le jeudi, Dulin se blesse, tu as mal à la tête, il faut trouver un fond du terrain. Le lendemain Vincent Clerc… Quand déjà deux joueurs dans le trio ailiers-arrière se blessent, tu es obligé de restructurer l’équipe. C’est les aléas, c’est pour ça qu’il faut 80 joueurs, c’est pour ça qu’il faut qu’on trouve 40, 45 joueurs de très, très haut niveau pour aller en Coupe du monde en 2015 avec beaucoup de certitudes ».

Propos recueillis par Laurent Depret