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XV de France: accord de principe entre la FFR et la LNR pour revenir à 31 joueurs

Le XV de France sera désormais composé de 31 joueurs pour l’ensemble du Tournoi des VI Nations, afin de limiter les risques sanitaires. La FFR et la LNR sont tombées d’accord sur le principe, le dossier devrait être finalisé avant samedi soir. Le groupe sera resserré mais finalement pas totalement fermé. La Fédération se dit par ailleurs "raisonnablement optimiste" pour la bonne tenue du Tournoi aux dates prévues.

La réunion entre la Ligue Nationale de Rugby et la Fédération Française s’est tenue ce jeudi après-midi concernant le XV de France. Fabien Galthié et son staff disposeront bel et bien d’un groupe de 31 joueurs - et non plus 37 - pour l’ensemble de la compétition afin de renforcer la bulle sanitaire pour le Tournoi des VI Nations. Le but est clair: limiter les allers-retours afin de réduire les risques sanitaires.

"Il y a aujourd’hui une dégradation de la situation sanitaire, et en limitant le nombre de joueurs, on diminue mécaniquement le risque de contamination, souligne Serge Simon. C’est aussi l’intérêt de limiter le nombre d’entrées et de sorties dans la bulle."

La réunion s’est déroulée ce jeudi après-midi durant environ 45 minutes, en présence des représentants de la FFR, dont Serge Simon, ceux de la Ligue, Emmanuel Eschalier, Alain Tingaud et Didier Lacroix, président du Stade Toulousain, mais aussi trois managers de clubs: le Racingman Laurent Travers, le Toulousain Ugo Mola et le Clermontois Franck Azéma. Le staff du XV de France était excusé. Le sélectionneur Fabien Galthié et le manager Raphaël Ibanez étaient allés rendre visite à des soignants à Nice.

"La réunion a été constructive, a confirmé Alain Tingaud, vice-président de la LNR, à RMC Sport. Serge Simon nous a présenté la situation sanitaire et le besoin d’éviter trop de va et vient entre les clubs et la bulle sanitaire de l’équipe de France. Il a proposé qu’on revienne à la convention actuelle de l’équipe de France, c’est-à-dire une sélection 31 joueurs, qui peut évoluer en fonction de blessures voire de la méforme d’un joueur. Mais avec une idée maitresse: garder une ossature forte, ne pas tester des joueurs, que le groupe soit le plus restreint possible. C’est dans la logique de la situation."

Simon "raisonnablement optimiste pour le Tournoi"

Oublié donc un groupe de 37 joueurs comme ces derniers jours à Nice, dès la fin du week-end, les Bleus ne seront donc plus que 31. "Mais l’équipe de France reste une sélection, rappelle Simon, avec la possibilité d’ajustements. Depuis son arrivée, la volonté du staff n’est de toute façon pas d’instaurer un turnover trop important et cette philosophie va être accentuée pour le réduire encore plus. Le groupe n’est pas fermé complètement en raison de blessures et de quelques changements possibles. Mais il s’agit de le resserrer."

Le principe a été validé. L’issue ne fait donc plus de doutes sur l’accord à venir qui devrait être bouclé d’ici samedi soir. Il reste cependant un dernier point à régler sur la possibilité de mettre les internationaux au repos lorsque le Tournoi fera relâche et ainsi qu’ils soient dispensés de Top 14. Les managers de clubs se réuniront dans les heures à venir pour évoquer cet aspect. "Cela concerne les deux semaines de milieu de Tournoi quand il n’y a pas de match de l’équipe de France", selon Tingaud. À condition que le Tournoi des VI Nations se dispute normalement aux dates prévues bien sûr…

Sur ce point, la FFR s’est d’ailleurs encore une fois voulue rassurante ce jeudi. "On a déposé des demandes de dérogation, et on attend un retour, nous a indiqués Simon. On n’a pas de retours officiels mais nous sommes optimistes. On peut l’être. Les garanties d’un protocole rigoureux et solide ont été amenées. Et cette décision de réduire à 31 joueurs va aussi dans ce sens. On essaie de rendre ce protocole encore plus rigoureux. Ce qui est important pour les autorités est la capacité à contrôler l’apparition d’un foyer. Un cas positif peut arriver dans une équipe mais le protocole permet de ne pas diffuser au sein de l’équipe, aux autres équipes, et de ne pas le diffuser à la population en général. C’est ça qui intéresse les autorités, qu’il n’y ait pas un cluster qui puisse se disséminer dans la population. On sait détecter et circonscrire l’apparition de foyer de contamination, comme on l’a démonté cet automne avec les Fidjiens. Tout ça cumulé, on peut être raisonnablement optimiste pour le Tournoi."

Jean-François Paturaud