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XV de France : Dusautoir prend sa retraite internationale

Thierry Dusautoir

Thierry Dusautoir - AFP

A 34 ans, Thierry Dusautoir met un terme à sa carrière internationale. Le troisième ligne toulousain, capitaine des Bleus (80 sélections), ne retrouvera pas Guy Novès.

Thierry Dusautoir ne fêtera pas ses dix ans en équipe de France. Après avoir débuté en 2006, le troisième ligne de Toulouse met un terme à sa carrière internationale un mois et demi après sa 80e et dernière sélection avec les Bleus, à l’occasion du naufrage tricolore face aux All Blacks en quarts de finale de la Coupe du monde (62-13).

Le "Dark Destroyer", finaliste malheureux en 2011 en Nouvelle-Zélande et meilleur joueur du monde cette année-là, ne retrouvera pas à Marcoussis l’ancien chef d’orchestre du Stade Toulousain, Guy Novès, successeur de Philippe Saint-André. Les deux hommes ont d’ailleurs acté la fin de l’aventure internationale du joueur de 34 ans ce vendredi.

Dusautoir : "La décision la plus sage"

"Je l’ai vu ce matin, explique Thierry Dusautoir dans L’Equipe à paraître ce samedi. On est arrivé aux mêmes conclusions. C’est pour ça que je suis convaincu que mon choix est dicté par la raison. (…) Si j’avais essayé de continuer, de faire du forcing, j’aurais plus fait preuve de vanité qu’autre chose. En fait, je crois que c’est la décision la plus sage.

Ma personnalité a toujours été de donner le maximum en équipe de France comme en club avant de penser à moi. Même si je suis quelqu’un d’orgueilleux et d’ambitieux, je pense aussi être quelqu’un d’honnête et ça n’aurait pas correspondu à ce que je suis et la façon dont j’ai mené ma carrière."

Michalak, Papé et Mas ont devancé Dusautoir 

Thierry Dusautoir, le capitaine le plus capé de l'histoire de l'équipe de France (56 sur 80 sélections), ne sera pas le seul à ne pas revenir pour le prochain Tournoi des VI Nations. Frédéric Michalak (33 ans, 77 sélections), Pascal Papé (35 ans, 65 sélections) et Nicolas Mas (35 ans, 85 sélections) avaient précédé leur leader en annonçant leurs retraites internationales à l’issue de la Coupe du monde en Angleterre. Des "grognards", 307 capes à eux quatre, auxquels Guy Novès devra trouver des successeurs.

Pelous : "Emblématique, comme Rives et Fouroux"

Fabien Pelous (directeur sportif du Stade Toulousain, ancien capitaine des Bleus) :

"Je crois qu’il restera dans l’histoire du rugby comme l’un des grands capitaines du XV de France, au même titre que Jean-Pierre Rives et Jacques Fouroux, qui ont été emblématiques à la fois d’une génération et d’une façon de faire. Il représente un joueur qui n’est pas né dans une famille rugby, qui n’est pas né en France, qui a immigré depuis la Côte d’Ivoire. Il y a tout ça. Ça va plus loin que le capitaine de l’équipe de France. Derrière le personnage, il y a plein de choses qui se mêlent et qui sont positives pour l’histoire du rugby."

Damien Traille (Pau, 86 sélections en équipe de France) :

"Un grand bravo pour sa carrière en Bleu, son nombre de sélections. Après cette dernière Coupe du monde un peu difficile, il aurait peut-être souhaité finir sur autre chose. Mais au bout d’un moment, il faut aussi tourner la page pour se consacrer plus à son club. (…) Pour être capitaine du XV de France, il faut avoir cette aura vis-à-vis du groupe. Thierry faisait partie des grands capitaines."

Jean Bouilhou (Pau, ancien coéquipier au Stade Toulousain) :

"Ça a été l’un des grands capitaines de cette équipe de France, un grand capitaine du Stade Toulousain. J’imagine que cette décision, il l’a mûrement réfléchie. On ne peut lui souhaiter que le meilleur. C’est un joueur qui aura marqué de son empreinte les années 2000, 2010 du rugby. Il restera un de ces grands joueurs dont on se souviendra. On ne peut qu’avoir du respect pour l’homme qu’il est."