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XV de France : La rébellion passe par le changement

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Avec sept changements, dont les retours de Mermoz et Médard, et la titularisation en troisième ligne de Sébastien Vahaamahina, Philippe Saint-André a profondément bouleversé le XV qui défiera l’Ecosse samedi. Et qui a pour obligation de l’emporter.

Il l’a dit. Répété. Martelé. Philippe Saint-André n’a pas aimé, mais alors pas du tout, ce qu’il a vu il y a deux semaines au Millenium Stadium de Cardiff, lorsque ses Bleus avaient été passés à la broyeuse galloise (27-6). Et c’est dans cet état d’esprit que PSA avait prévu de bouleverser dans les grandes largeurs son XV de départ, celui qui défiera l’Ecosse ce samedi (18h00) à Murrayfield. Car le sélectionneur tricolore ne le cache pas : s’il a dû abandonner ses projets de Grand Chelem, il ne compte pas faire une croix sur la victoire finale dans le Tournoi.

« On est premier ex-aequo, il y a 4 équipes à deux victoires, on peut encore gagner le Tournoi des 6 Nations, insiste Saint-André. Ça passe par deux victoires, donc une victoire samedi en Ecosse. Il y a des changements par des blessures mais il y a des changements aussi par des joueurs qui n’ont pas fait la performance qu’on attendait. » Promesses tenues, avec la titularisation de Maxime Machenaud à la mêlée. Les retours de Maxime Médard, abonné aux essais face aux Ecossais (2011, 2012, 2013) et de Maxime Mermoz dans les lignes arrières. Et une troisième ligne expérimentale, avec les titularisations de Alexandre Lapandry, Damien Chouly et, surtout, du Perpignanais Sébastien Vahaamahina. « C’est quelqu’un qui a un vrai potentiel, lance PSA. Après, à lui de le démontrer. On travaille avec lui depuis 5-6 semaines à ce poste de troisième ligne aile dans le côté fermé à la ‘Abdelattif Benazzi’. A Cardiff, on a beaucoup trop subi sur les zones de rucks, sur les zones de contacts ».

Puissance, audace et garantie

De la puissance, de l’audace. Mais aussi de la garantie, avec Mermoz. « Il connait le système, rappelle le sélectionneur. Il va nous apporter son expérience, sa sérénité. N’oublions qu’il était dans l’équipe de France finaliste de la Coupe du monde (8-7 contre la Nouvelle-Zélande en 2011). Et puis il a des habitudes de jeu avec Mathieu Bastareaud. » Et, enfin de la continuité, avec le maintien de Plisson. « C’est bien pour lui de continuer, de faire 4 matchs d’affilée au niveau international. Après il sait que samedi, il va falloir qu’il mette du Dolpic sur les épaules parce que ça va piquer dans sa zone…»

Le Dolpic, PSA en conseillerait bien, d’ores et déjà, aux Ecossais. Car il ne rêve que d’une chose : la gagne. « Face au pays de Galles, on a manqué de maîtrise. Si on veut que Pascal Papé, notre capitaine, fasse bien son job, on a besoin que les 14 autres ne disent rien et restent concentrés sur leur travail. J’attends une rébellion des joueurs. Maintenant, il va falloir remettre les pendules à l’heure. » L’Ecosse est prévenu-. Et dans un sens, le XV de France aussi.

A.D avec L.D et W.T