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XV de France : La retraite forcée ?

Aurélien Rougerie

Aurélien Rougerie - -

Le sélectionneur Philippe Saint-André a évoqué dimanche la difficulté de remplacer certains anciens cadres des Bleus. Même si la plupart d’entre eux n'ont pas annoncé leur fin de carrière internationale. Ils savent désormais à quoi s’en tenir.

La petite gaffe ou le message de Philippe Saint-André ? Au lendemain du match nul en Irlande (13-13), Philippe Saint-André a fait référence à des cadres du XV de France en 2011 et à la difficulté de les remplacer. « On savait avec Yannick Bru et Patrice Lagisquet qu’en prenant l’équipe de France, on avait une équipe vieillissante, avec des tauliers et des cadres qu’il serait difficile de remplacer, a indiqué le sélectionneur des Bleus. On ne remplace pas comme ça des William Servat, Lionel Nallet, Julien Bonnaire, Imanol Harinordoquy, Dimitri Yachvili ou Aurélien Rougerie. » Sauf que « PSA » ne s’est pas arrêté là et a poursuivi : « Mais on est obligé d’y aller car la Coupe du monde 2015, tu ne peux pas la faire avec dix ou douze mecs entre 36 et 37 ans. »

Le hic, c’est que dans les six joueurs cités, seuls deux ont annoncé officiellement avoir tourné la page de l’équipe de France : Lionel Nallet et Julien Bonnaire. Si le cas William Servat est particulier, Imanol Harinordoquy, Dimitri Yachvili et Aurélien Rougerie sont bien disponibles et peuvent encore espérer être appelés chez les Bleus. « Oui, je suis disponible, mais le débat n’est pas là, a assuré Aurélien Rougerie dans le Moscato Show sur RMC. J’ai vraiment eu un pic au cœur en voyant la France en difficulté pendant une heure face à l’Irlande. Après, ils se démerdent comme ils veulent et comme ils peuvent, mais il faut que ça gagne. Il faut quand même leur laisser un peu de temps pour travailler car ce n’est pas facile. »

Rougerie : « L’envie d’être à la Coupe du monde est là, mais… »

Si Imanol Harinordoquy a fait part ce week-end sur Canal + de son désir d’être à la Coupe du monde 2015 en Angleterre, le centre clermontois (32 ans, 76 sélections) se montre moins catégorique : « Depuis quelques heures, je pense que le message est clair. Mais je ne recherche pas la reconnaissance absolue. Je n’ai pas d’égo à flatter. L’envie d’être à la Coupe du monde est là, mais c’est le corps qui va décider. Si on m’appelle, j’irai peut-être faire un tour (rires). » Même s’ils ne représentent pas l’avenir, ces trois joueurs peuvent-ils encore apporter quelque chose à ce XV de France en recherche d’expérience ?

« Je crois que personne n’est écarté, assure Bernard Laporte, membre de la Dream Team de RMC Sport et ex-sélectionneur. Je comprends complètement les sélectionneurs. Il y a des postes où il y a de la concurrence. Après, il faut quand même être bon en club pour jouer en équipe de France. Je n’ai pas vu si Imanol Harinordoquy joue beaucoup ou pas. On le connaît Imanol. On sait très bien qu’il peut faire la Coupe du monde s’il est en forme. On connaît ses capacités, son talent et sa faculté à jouer au niveau international. Ce n’est pas parce qu’il ne l’est pas cette année qu’il ne le sera pas l’année prochaine. »