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XV de France : le retour de la revanche

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Comme souvent, l’équipe de France se retrouve sous pression à l’heure d’aller défier l’Ecosse chez elle samedi lors de la quatrième journée du Tournoi des VI nations (18h). De quoi faire jouer les ressorts de l’honneur et de la fierté.

« Un jour sans fin », cela vous dit quelque chose ? Mais si, mais si, un fil américain réalisé par Harold Ramis dans lequel le héros, Bill Murray, revit indéfiniment la même journée. Un parcours qui dessine un peu celui du XV de France. Car les Bleus, ces dernières années, semblent revivre en boucle ce sentiment de revanche qui nimbe nombre de leurs sorties. Revanche sur les résultats précédents, sur les critiques des médias ou des consultants, sur à peu près tout. Dos au mur, quoi.

Et à l’heure de retrouver l’Ecosse à Edimbourg, samedi lors de la quatrième journée du Tournoi des VI nations (18h), c’est encore le retour de la revanche tricolore. Enième opus. La faute, cette fois, à cette défaite inquiétante au pays de Galles (27-6) il y a deux semaines, parfaite façon de faire trois pas en arrière après les deux en avant des succès contre l’Angleterre (26-24) puis l’Italie (30-10) à domicile. « Devant, on n’a pas fait ce qu’il fallait lors du dernier match, estime le talonneur Brice Mach, qui va vivre sa première titularisation. On va tout faire pour redorer notre blason et être meilleurs que ce qu’on a montré jusqu’à présent. On a un groupe qui est très caractériel, on se mobilise et on n’a pas apprécié ce match contre le pays de Galles. »

Domingo : « On est grands »

Le trois quart centre Mathieu Bastareaud confirme : « La défaite au pays de Galles n’a pas été bien digérée par le staff. Il y a eu un manque au niveau du combat, des problèmes sur le plan des attitudes, ça a été un match un peu catastrophique pour nous. Mais on est assez grands pour savoir qu’on n’a pas été bons. A nous de montrer un autre visage en Ecosse. » Jouer sur les ressorts de la fierté, de l’honneur, de la volonté de changer les choses. Approche où la psychologie prend une place majeure. Touchés dans l’orgueil, les Bleus. Mais pas coulés dans les têtes. « On a tous été touchés par rapport à ce qui s’est passé à Cardiff, indique le pilier Thomas Domingo. Notre non match nous a tous secoués. On s’est fait remettre les pendules à l’heure et on a pas mal discuté ensemble après le match. On est grands, à nous de faire ce qu’il faut pour aller de l’avant et éviter que des choses comme ça se reproduisent. »

Avec un bon coup de gueule lors de la séance vidéo, le staff tricolore aura su toucher l’amour-propre de ses joueurs. Essentiel avant d’aborder un choc qui sent le soufre tant une nouvelle défaite ne manquerait pas de soulever moult débats à un an et demi de la Coupe du monde. « On n’est pas sur un fil, nuance l’arrière Brice Dulin. Je l’ai dit et je le répète : l’équipe est en construction. On change encore pas mal de joueurs. Mais ce n’est pas une excuse. Il faut qu’on prenne nos responsabilités sur le terrain. On est capable de jouer au rugby, à nous de le faire en équipe de France. » A Edimbourg, si possible.

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A.H. avec W.T. à Edimbourg