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XV de France: "On ressort grandi de cette tournée" estime Baptiste Couilloud

Le XV de France s'est incliné dans les dernière secondes, 33-30, contre l'Australie lors du dernier test-match face aux Wallabies. Baptiste Couilloud, demi de mêlée du XV de France, revient sur cette tournée dans l'Intégrale Sport, sur RMC.

Ce samedi, l'équipe de france s'est inclinée de trois points contre l'Australie, vous aviez le match en main, vous avez joué à 15 contre 14 pendant 75 minutes, vous devez avoir énormément de regrets à l’issue du match ?

Baptiste Couilloud: Evidemment, on est tous frustrés par le résultat mais de manière générale, on a pris énormément de plaisir durant cette tournée. On aurait aimé remporter ce match mais nous sommes fiers de nos prestations.

La gestion de la fin du match a été difficile. Ces petites erreurs sont-elles dues à la fatigue ?

BC: C’est dur d’incriminer Anthony (Jelonch) sur cette fin de match, on a tous fait des erreurs, moi le premier. C’est vrai que ça coûte cher sur cette fin de match mais je préfère retenir l’état d’esprit de l’équipe même si c’est frustrant de perdre de cette manière. On apprendra et on ressort grandi de cette tournée.

Quelle est la fin de match la plus difficile à accepter, celle de ce samedi ou du premier match (défaite 23-21) ?

BC: On déteste perdre des matchs mais à choisir, celle d’aujourd’hui est plus facile à accepter car on a réalisé un très bon match. La première est plus difficile parce qu’on n’était pas attendu à ce niveau-là. Aujourd'hui, les Australiens ont été pragmatiques et on s’est fait punir sur nos erreurs.

Vous avez décidé d’aller chercher la victoire alors que vous auriez pu prendre la pénalité et égaliser, pourquoi ce choix ?

BC: On s’est posé la question, on a hésité. Après nous voulions gagner ce match, la pénalité était difficile à tenter. Malgré la défaite, je suis convaincu qu’on a fait le bon choix.

Est-ce que les critiques dans la presse vous ont motivés ?

BC: Forcément, c’était une source de motivation mais très honnêtement c’était difficile à vivre et même blessant. C’est le jeu. L’équipe est satisfaite d’avoir répondu sur le terrain aux critiques.

Vous faites partie des six joueurs qui ont pris part aux trois matchs. Quel est votre état physique après cette tournée ?

BC: Globalement les résultats obtenus permettent d’être bien mentalement. Après juste avant le match, je me posais des questions sur mon état physique. Enchainer trois matchs en dix jours en fin de saison, c’est délicat, surtout après cette longue saison si particulière. Maintenant place aux vacances.

Vous êtes demi de mêlée, un poste où la concurrence est rude en Bleus avec notamment Antoine Dupont ou Baptiste Serin. Est-ce que vous estimez avoir marqué des points et prouvé au sélectionneur que vous pouvez faire partie du groupe France ?

BC: Je ne sais pas si j’ai marqué des points mais une chose est sûre, j’ai pris du plaisir avec ce groupe. On a vécu un mois extraordinaire. Ça restera des moments gravés à vie pour nous et pour moi. Le staff technique analysera mes prestations et on verra ce que l’avenir me réserve.

En 2023, la France accueille la Coupe du monde, c’est un objectif ?

BC: Totalement, l’équipe de France retrouve un très haut niveau et on a tous envie de faire partie de cette aventure en 2023. Ce qui est intéressant c’est que le groupe pour cette tournée, nous ne sommes pas les titulaires. Mais on a tous envie d’aller gagner cette Coupe du monde à la maison.

Fabien Galthié a emmené 42 joueurs, neufs n’ont pas joué une seule minute, comment l’équipe a réagi face à cette envie de performance du staff ?

BC: Ce sont les choix du staff mais tous ceux qui n’ont pas joué, ont eu un état d’esprit exemplaire. Je ne sais pas ce qu’ils ressentent mais ils nous ont accompagnés dans cette envie de performer.

Vous êtes en vacances, quel est le programme ?

BC: Enormément de repos, couper un peu avec le rugby, c’était une longue saison, usante. Avant de réattaquer, trois ou quartes semaines de vacances mais c’est encore à discuter avec le coach ( Pierre Mignoni) et ce n’est pas gagné (rires).

Aris Djennadi avec Intégrale Sport