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XV de France : Plisson, un gamin en or ?

Jules Plisson sous le maillot du Stade Français

Jules Plisson sous le maillot du Stade Français - -

Avec le forfait de Rémi Talès, Jules Plisson devrait être le demi d’ouverture du XV de France samedi face à l’Angleterre (18h). A 22 ans, le joueur du Stade Français est une pépite qui pourrait saisir l’occasion pour s’installer chez les Bleus.

Vincent Moscato a fait un rêve. Prémonitoire, espère le rugby tricolore. « Le blondin, il va faire la Coupe du monde 2015. Je vous le dis, il la fait et on la gagne ! » Le « blondin », c’est Jules Plisson. Promesse formée à l’Athlétic Club de Boulogne-Billancourt, talent façonné au Stade Français. Vingt-deux ans et un avenir que certains pressentent doré. Son présent, c’est sans doute une première sélection samedi face à l’Angleterre, au Stade de France (18h), pour l'entame du Tournoi des VI Nations. Il devrait même être titulaire à l’ouverture, dans un XV de France délaissé par le dernier locataire du poste, Rémi Talès (hernie cervicale, forfait). Ou comment débuter sa carrière internationale par un Crunch, terrible affrontement entre meilleurs ennemis, bataille légendaire.

« Avoir la pression, c’est ce que j’aime » assure la pépite, 45 matches de Top 14 dans les jambes. Elle pourrait monter à partir de jeudi matin, à l’annonce de la composition par Philipe Saint-André. « Il était déjà avec nous il y a moins d’un an, dans le groupe des 30 joueurs, souligne le sélectionneur des Bleus. Au Stade Français, Gonzalo Quesada lui donne plus de temps de jeu qu’à Morné Steyn. C’est un joueur qui progresse, un jeune Français qui a un gros potentiel, qui est en pleine confiance actuellement et qui a énormément de temps de jeu. On a confiance en ce joueur. » Il faudra vite la rendre.

Face à Owen Farrell, ancien adversaire chez les jeunes, né un petit mois après le Neuilléen en 1991. Mais déjà 19 sélections avec le XV de la Rose et une roublardise, un sens de la provocation, presque innés. Risqué de lancer le gamin dans la fosse aux lions ? Non, à en croire d’ex-internationaux. « Ça fait longtemps qu’on n’a pas vu un jeune numéro 10 avec ce talent, estime Sébastien Chabal (62 sélections), membre de la Dream Team RMC Sport. Aujourd’hui, il me paraît normal que Plisson prenne le poste, la direction du jeu. »

Charvet : « Il ne doute pas »

« Plisson a toutes les qualités pour s’imposer en équipe de France, poursuit Denis Charvet (24 sélections). Il est très jeune mais ce qui me bluffe chez lui, c’est qu’il ne doute pas. Et on sait combien la confiance est importante à ce poste. » Ça n’a pas échappé au staff tricolore. « Il a montré de très belles choses et il a été très impliqué, très intéressant dans son approche, analysait Patrice Lagisquet à la fin du stage au Canet la semaine dernière. Il nous avait déjà beaucoup séduits en novembre 2012, lorsqu’il avait participé à une première session de trois jours. Là, il a montré qu’il avait encore évolué et même franchi un cap. »

En prenant ses deux idoles pour référence dans son plan de progression : attaquer la ligne comme l’Australien Stephen Larkham, passer des drops tueurs comme l’Anglais Jonny Wilkinson. Et qu’importe la concurrence. « J’ai su l’année dernière qu’un grand demi d’ouverture arrivait au Stade Français, en l’occurrence Morné Steyn (54 sélections avec l’Afrique du Sud), expliquait-il le 6 janvier sur RMC. Dès le début, je ne me suis pas demandé si mon temps de jeu allait être réduit. Je me suis occupé de ma progression. Je sais ce que je veux faire, où je veux aller. J’essaye de progresser tous les jours pour atteindre mes objectifs. » Et pour soulever le trophée Webb Ellis le 31 octobre 2015 à Twickenham ?

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La rédaction